Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

dimanche 24 avril 2016

L'appel des Highlands de Jennifer Ashley

J'ai Lu - Décembre 2016
Tome 8 de la série Mackenzie & MacBride
Titre VO : The Stolen Mackenzie Bride
Résumé (traduction everalice) : 1745, Ecosse.
Malcolm, le plus jeune des fils de la scandaleuse famille Mckenzie, est réputé pour être un élément incontrôlable ... jusqu'au jour où il rencontre  une femme si inaccessible qu'il ne peut lui résister.
Lady Mary Lennox est anglaise, et son père,un fervent adepte de la cause royale, l'a promise à un autre Anglais. Mais malgré l'interdiction qui lui est faite de parler à lord Malcolm, lady Mary est fascinée par l’Écossais. Les fugitives rencontres qu'elle parvient à dérober la conduisent à éprouver une passion plus brûlante que tout ce qu'elle aurait pu imaginer.
Mais  leurs projets de fuite sont déjoués lorsque les combats éclatent entre les Highlanders et l'armée du roi. Malcolm devra faire appel à toutes ces forces de guerrier highlander pour survivre aux batailles et ravir sa femme au nez et à la barbe des Anglais.
Lu en VO.
Qui parmi nous, les amatrices de romances historiques, n'a pas lu tout ou partie de la série-fleuve des Mackenzie? Un univers incontournable ! Certains tomes méritent en effet de figurer au palmarès des meilleures romances victoriennes, tant ils distillent avec force séduction l'esprit et l'alpha-attitude de ces Highlanders si détonants qui traînent leurs kilts au temps des corsets et des voies ferrées ! 
Ce tome 8, un préquel de la série victorienne, se situe en 1745. Jennifer Ashley nous raconte l'histoire d'un des grands ancêtres du duché de Kilmorgan, Malcolm l'Ancien. Sauf que là, évidemment, il est tout jeune et débordant d'énergie. Proprement irradiant de force et de volonté.

1745, c'est la grande époque des Highlanders : tous kilts dehors, farouches guerriers, bardés d'armes, et bien ancrés dans leurs fidélités claniques et familiales. Mais c'est aussi et surtout l'année qui verra leur chute lors de la bataille sanglante de Culloden et la féroce répression de l'ennemi anglais mené par Cumberland.
Cette toute petite parenthèse historique pour dire que le début de cet assez long roman est trompeur. Il commence avec un schéma bien classique, vu et revu : un jeune chien fou, Highlander jusqu'au bout des ongles, sexy en diable et doté de toutes les vertus possibles, tombe en arrêt devant une divine beauté anglaise, toute fraîche, bien qu'étouffée par la rigueur de son éducation de haut pedigree. Tous les deux tombent amoureux très très vite, en fait. Ce qui peut dérouter, tant on s'attend à une banale histoire de je-te-veux-mais-pas-moi. Non, rien de tel ici. Ils savent tout de suite ce qu'il veulent, surtout Malcolm, dont l'inébranlable volonté va déplacer des montagnes, pratiquement au sens propre, durant tout le roman, pour construire, à la force du poignet, son Happily-ever-after...
L'auteur nous promène dans un univers riche, complexe et incroyablement vivant, avec une grande maestria : de la séduction et de l'esprit... Des personnages secondaires fouillés et passionnants, notamment avec le clan du duc de Kilmorgan, cette fratrie particulièrement réussie dont on sent tout l'amour du début à la fin qui se resserre autour de la figure paternelle... Des scènes tendres, amoureuses, pleine de sincérité, presque de naïveté... Et, en arrière-plan,  la guerre entre les royalistes et les jacobites qui se fait de plus en plus menaçante et envahissante dans la trame narrative, jusqu'à des pages dramatiques qui font couler quelques larmes tant il est rare de côtoyer la mort dans ce genre de lecture.
Si j'ai regretté quelques longueurs, car à mon avis, certaines scènes ne me semblaient pas indispensables, et si ma préférence ne va pas aux héros qui tombent amoureux tout de suite, le charme a agi et j'ai terminé le roman avec des palpitations. Sans compter qu'il était assez émouvant de comprendre que Malcolm et Mary sont bien les fondateurs de la chère lignée des Mackenzie dont j'ai tant aimé les histoires : comment ne pas penser à Ian, à Hart, à Mac ou à Cameron?
Jennifer Ashley a prévu deux autres titres dans cette série préquel : le prochain tome sera consacré à Alec, l'artiste exilé en France, dont il me tarde de savoir comment il surmontera les épreuves auxquelles il est ici confronté, et le suivant à Will, l'espion plein de mystère et de flamme intérieurs. Comment ne pas être impatiente? 
/ 5

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire