Une citation

"He already missed the innate gentleness that she tried to hide. Though she had been jaded in the past few years, it was still there lurking in her eyes, in her smile, and in the tender she touched him with awe, as if she had never considered that what they found together might exist." The Duchess Takes a Husband - Harper St. George
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dimanche 10 juin 2018

N'y pense même pas de Kristan Higgins

Tome 4 de la série Blue Heron
Harper Collins - Juin 2017
Titre VO : In Your Dreams
Résumé : Cherche partenaire pour (aller à un) mariage…
A trente ans (peut-être un peu plus), Emmaline n’a que deux passions: son chiot et un taser qu’elle rêve d’utiliser… Aussi lorsque l’ex qui l’a larguée pour sa coach sportive l’invite à son mariage, à Malibu, lui faut-elle laisser ses hobbies et trouver un partenaire, et vite! La petite ville de Manningsport abrite la cible parfaite : Jack Holland, bel homme charismatique, désormais à la tête du vignoble familial… A la grande surprise d’Emm, il accepte de jouer le petit ami idéal. C’est que Jack ressent le besoin de s’échapper : le récent sauvetage d’un groupe adolescents lui confère une aura qu’il n’est pas prêt à assumer. Pas plus, d’ailleurs, que le retour de son ex-femme-parfaite en ville, bien décidée à le reconquérir (quitte à le harceler) !
Kristan Higgins s’illustre une fois de plus comme la reine des alliances aussi improbables que touchantes. Aussi géniale que gaffeuse, Emmaline est impossible à oublier !
Quelques heures de lecture-bonheur plus tard, et me voici de nouveau sous le charme de la série Blue Heron avec ce 4ème opus. 
La famille Holland, je vais l'adopter dans son entier, chats, chiens et enfants, grands-parents, parents, compris...

dimanche 5 février 2017

Amis et RIEN de plus... de Kristan Higgins


Harlequin - Novembre 2013
Titre VO : Just One of the Guys
Résumé : Depuis l’adolescence, Chastity le sait : les hommes ne la considéreront jamais autrement que comme une bonne copine, incollable en foot et imbattable aux fléchettes, sans jamais oser envisager quoi que ce soit de plus. Comment pourrait-il en être autrement, alors que ses trois frères et son père peuvent se transformer en véritables serial-killers dès qu’un représentant de la gent masculine s’approche à moins de dix mètres d’elle? Mais aujourd’hui, Chastity a décidé de prendre les choses en main et de trouver l’âme sœur, coûte que coûte. L’homme qui lui fera les quatre enfants dont elle rêve en secret. Alors, quand elle rencontre Ryan, un séduisant chirurgien, elle se dit qu’il est là, enfin, celui qu’elle attendait, celui qui aura le courage d’affronter son envahissante famille — cette famille qu’elle aime tant, par ailleurs. Oui, mais voilà, il y a aussi Trevor, l’ami de toujours, dont un seul regard suffit hélas à faire chavirer son cœur.?
Sans surprise, j'ai dévoré avec gourmandise l'histoire de Chastity Virginia à la recherche de son âme-sœur. Encore une totale réussite de la magicienne Kristan Higgins qui sait si bien, avec fraîcheur, humour et sensibilité nous embobiner pour nous embarquer, tout sourire, à la rencontre de personnages tous plus attachants les uns que les autres...

dimanche 28 février 2016

L'homme idéal... ou presque de Kristan Higgins


Tome 1 de la série Gideon's Cove
Harlequin - Juin 2014
Titre VO : Catch of the Day
Résumé : Si Maggie devait faire la liste de tout ce qui la rend très heureuse dans la vie, ce serait :
- le Joe’s, le restaurant plein de charme qu’elle dirige – une véritable institution pour les 1 407 habitants de Gideon’s Cove* ;
- une famille (presque toujours) aimante, et surtout une sœur jumelle avec laquelle elle partage une entente et une complicité à l’épreuve de tous les chocs de l’existence ;
- un chien qu’elle adore ;
- des employés fidèles et dévoués – quasiment une deuxième famille.
Déjà pas mal, n’est-ce pas ?
Pourtant, si elle en avait le pouvoir, Maggie ajouterait volontiers une dernière petite chose à cette liste : un homme très amoureux d’elle, qu’elle aimerait aussi à la folie, et avec lequel elle vivrait un bonheur conjugal à faire pâlir d’envie toute la population féminine de Gideon’s Cove. Hélas, entre son amour impossible et malencontreux pour le père Tim, le prêtre de la paroisse, ses blind dates catastrophiques et sa liaison torride avec Malone, ténébreux et mutique pêcheur de homards, elle doute de pouvoir un jour y parvenir…

* minuscule bourgade de pêcheurs aux confins du Maine.
Du Kristan Higgins dans la pure veine de Kristan Higgins... Sans surprise, on retrouve avec grand plaisir dans ce titre les ingrédients garants de son succès :
- une narration alerte, réactive, et aigre-douce, à la première personne, qui nous fait partager le monde intérieur d'une jeune trentenaire délicieusement généreuse, Maggie, gaffeuse, et malchanceuse en amour. Une  héroïne-meilleure-amie-idéale...

dimanche 14 septembre 2014

C'est toi que j'attendais de Kristan Higgins


J'Ai Lu - Décembre 2013
Titre VO : Until there was You
Résumé éditeur : "Comment veux-tu trouver un homme digne de ce nom, ma fille ? Tu vis dans un dépôt de ferrailles" ! Poppy a bien un boy-friend, mais chut, c'est le propriétaire du resto italien qui concurrence la brasserie de ses parents... Un amoureux pas très empressé, il faut l'avouer. Mais elle aurait grand tort de se plaindre : elle dirige sa propre entreprise de récupération de matériaux, vit entourée d'une famille décalée mais aimante, ainsi que d'une smala d'amis farfelus et de petits protégés qui remplissent son quotidien de rires et de tendresse. Elle a même le projet d'acquérir les Prés Fleuris, la sublime demeure victorienne de Vivian, espiègle vieille dame avec qui elle s'est liée d'amitié. Que demander de plus ? Un jour, resurgit Liam, le bad boy du lycée qui lui a brisé le coeur quinze ans auparavant. Toujours aussi craquant. Voilà qui risque de bouleverser cette joyeuse harmonie... Pas question ! Poppy s'est juré que jamais plus elle ne se laisserait prendre au charme de Liam. Pourtant, n'est-il pas celui qu'elle attendait ?
Comme beaucoup, j'ai succombé au charme de Kristan Higgins avec ce roman agréable à lire, plein de bons sentiments, de rire, de délicatesse, et de réparties savoureuses, du genre de celles que je serais incapable de placer dans une conversation tant elles sonnent juste, et qui n'en sont que plus délectables sur le papier. A vrai dire, j'ai tellement accroché que je n'ai pu en décrocher avant d'en avoir récuré la dernière miette, ce qui m'a valu une toute petite nuit de repos dans la semaine !
La farandole de personnages hauts en couleur et incroyablement attachants constitue, à mon avis, le vrai plus de cet univers.
Poppy est un sacré cheveu dans nos soupes romantiques, à des années-lumières de l'héroïne typique : minuscule, limité malingre, encombrée d'un chien froussard qui fait la taille d'un poney, habillée à la va-comme-j'te-pousse, elle ne brille pas par sa présence physique, mais sait prêter une oreille attentive à tous et se démarque par une façon de parler pince-sans-rire qui masque sa profonde sensibilité... et sa sensualité galopante. A chaque fois qu'elle croise Liam, elle grimpe aux rideaux et se retient à toutes forces de lui sauter dessus, tant cet hyper spécimen mâle suinte la beauté virile par tous les pores. Lui, bien loin de cette image de voyou qui lui colle à la peau dans la psyché féminine de cette petite ville de province, est un homme marqué par les blessures d'un veuvage mal cicatrisé. Encore traumatisé par la disparition foudroyante du grand amour de sa vie, anéanti par de fulgurantes crises d'angoisses, Liam est incroyablement attendrissant lorsque, peu à peu, il se laisse apprivoiser par la maladroite et rougissante Poppy. Malgré ses contradictions et ses revirements, Kristan Higgins a réussi à lui donner une véritable aura de héros, un border line casé et cassé qui s'accroche à sa fille adolescente désespérément. Evidemment, comme toute la gente féminine de Bellsford, j'en suis tombée amoureuse !
Les personnages secondaires foisonnent et tourbillonnent autour du couple-phare, et ce serait trop long d'en dresser le portrait. Tous valent le coup d’œil, mais j'avoue que j'ai eu un faible pour Henry et Jon, le frère de Poppy et son conjoint, l'un, lunaire, totalement investi dans sa passion pour les amputations (!) et l'autre, très présent, caustique, charmant et amoureux. 
Bref, une lecture doudou qui fait du bien, pile ce que j'avais envie de lire lorsque je l'ai ouvert. Rien qu'en écrivant ces lignes, après l'avoir refermé depuis une bonne semaine, mon cœur en jubile encore de bonheur. Une recette parfaite, délectable, moelleuse, et fondante. 
, 25 / 5


lundi 17 février 2014

Tout sauf le grand amour de Kristan Higgins

Harlequin - Février 2013
Titre VO : The Next Best Thing
Résumé éditeur : Ce que cherche Lucy Lang à l’aube de ses trente ans ? Un homme sympa et honnête. Un homme qui s’occuperait du jardin, des barbecues, et qui jouerait au foot avec les enfants. Et surtout, surtout, un homme qui ne déclencherait en elle aucun émoi amoureux, aucune grande passion. Car Lucy refuse l’idée de souffrir de nouveau, comme elle a souffert cinq ans plus tôt en perdant son mari. Alors, même si le passé se rappelle encore à elle, aujourd’hui, elle le sent : elle a atteint les limites d’une vie exclusivement consacrée à son chat, Fat Mikey, le plus intelligent et le plus capricieux des félins, et à son travail qu’elle adore, dans la petite pâtisserie familiale de Rhode Island. Oui, il est temps, après cinq ans, de tourner la page, et de se lancer dans une nouvelle vie. Première étape : prévenir Ethan Mirabelli, son amant sexy mais inépousable, qu’il est temps de revenir à une relation strictement amicale. Deuxième étape : se lancer dans la quête de son futur mari, celui qui sera tout pour elle. Tout,sauf le grand amour.
L'histoire
Luce, issue d'une famille de veuves hongroises dont les réparties et les interactions valent largement le détour, elle-même veuve encore amoureuse de son défunt mari après 5 ans, devra réapprendre à se faire confiance, à se donner la parole, sans angoisse ni culpabilité : se réconcilier avec son soi si farouchement nié par peur panique de ne pas survivre à la souffrance de l'inexorable.
Elle a mis sous le boisseau tout ce qui peut la rendre un tant soit peu à la vie, comme si elle avait tondu ses cheveux et s'était couverte la tête de cendres : tourner le dos à sa vocation de chef-pâtissière, alors que son âme d'artiste la conduit tout au long du roman à magnifier ses élans dans de magiques créations sucrées ; travestir son goût des douceurs sensuelles, puisqu'elle ne peut plus avaler que des cochonneries industrielles bourrées de sucre et de fausses matières grasses ; ignorer sa garde-robe, qui contient des centaines de dollars de tenues toutes plus élégantes les unes que les autre, en se contentant de la contempler et de soupirer, affublée d'un éternel pantalon de jogging, ou de son jean élimé, dans le meilleur des cas ; et vivre une histoire de sexe sans engagement avec cet Ethan, son beau-frère, le plus-que-parfait-ami, qui ne reste dans son esprit que cela, l'indispensable pourtant, mais celui qui ne fera sûrement pas souffrir son cœur déjà rassasié de douleur.
Lucy a tout pour être heureuse, tout à portée de main, mais elle passe sa vie, meurtrie et désolée, à côté du bonheur.
Heureusement, le déclic se fait dans son esprit : à trente ans, elle décide d'essayer de tourner la page, mais hors de question pour elle de mettre son cœur dans la balance.
Son futur compagnon devra correspondre à une batterie d'items anti-douleur, en tête de liste desquels figure le "Faible risque de décès prématuré", mais aussi "pas trop séduisant", "élans paternels", "job stable", "gentil avec sa famille",... 
On mesure combien cette jeune femme est profondément marquée par la disparition de son incomparable Jimmy, un être plus-que-parfait, dont elle apprendra toutefois à accepter les failles au fil du roman. Et son cheminement, zébré d'allers et retours, de larmes, de coups au cœur, de tendresse, et de nostalgie, sera long et éprouvant, mais combien gratifiant !
Ethan Mirabelli, ah, Ethan, oui, on ne peut que tomber sous le charme de son sourire solaire, espiègle et tendre à la fois. Il cumule, aux yeux de Luce, de trop nombreux handicaps : charmant et beau, drôle, super sexy, mais sans en avoir l'air, accompli dans tous les sens du terme, il est celui qui a toujours été là, à ses côtés, dans l'ombre, toujours de ce grand frère encensé de tous : la seconde roue du carrosse.
Je suis complètement tombée amoureuse de lui, de sa vulnérabilité, de sa patience, de son entêtement aussi et de son incomparable fidélité. J'aurais voulu secouer Lucy comme un prunier, ce qu'il ne manque pas de faire d'ailleurs, et lui dire : "allez, on y va, maintenant, le temps des larmes est fini, ouvre donc un peu les yeux, nom d'un chien !!". On ne peut s'empêcher de souffrir pour lui... A ce titre, les dernières pages sont une bénédiction tant Kristan Higgins a réussi à créer un fort sentiment d'attente et de frustration !

Mon sentiment
N'ayant aucun point de comparaison, puisque c'est ma première lecture de Kristan Higgins, que dis-je, un vrai festin,  j'ai eu un mal fou à le lâcher au gré de mes pérégriations quotidiennes. 
Tour à tour tendre, drôle, triste, émouvant, troublant, ce roman est une précieuse pépite, un rien nostalgique et profond.
Le style, à lui seul, est une petite merveille : incisif, naturel, sans temps mort, ironique et mordant, il rend très vivants les multiples personnages de cette galerie, avec tendresse et élégance. Certaines scènes sont vraiment à croquer : la première scène d'amour entre Ethan et Luce m'a beaucoup fait rire, de même que les talents hautement barrés du cousin Stevie avec son record de franchissement de vaches, ou la description de l'enfilage d'une gaine récalcitrante.
J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai frémi, et j'ai palpité de bonheur. Une vraie marmite du bonheur. Ne vous attendez pas à de grandes scènes sensuelles, par contre, il n'y en a pas, tout est suggéré, ce qui ne m'a pas du tout dérangée. Que demander de plus? Rien. Voilà une lectrice comblée !
, 25 / 5



dimanche 16 février 2014

Trop beau pour être vrai de Kristan Higgins

Harlequin - Juin 2013
Résumé éditeur : Invitée à son quatrième mariage de l’année… et toujours pas l’ombre d’un cavalier pour l’accompagner ! Autant dire un cauchemar pour Grace, qui s’imagine déjà les regards apitoyés de sa famille, atterrée de la savoir toujours célibataire après une rupture amoureuse particulièrement mouvementée. Aussi Grace ne voit-elle qu’une solution pour rassurer ses parents et ses sœurs, épouvantés à l’idée qu’elle ne termine sa vie auprès de son chien Angus et de son meilleur ami gay : s’inventer un petit ami. Mais attention, le nec plus ultra des petits amis ! Riche, brillant, drôle, volontaire mais attentionné, solide mais capable d’être tendre. Cerise sur le gâteau : cet homme parfait sera littéralement fou d’elle. Bref, un innocent mensonge, pour rassurer tout le monde… Mais voilà que dès le lendemain, Grace fait la connaissance de son nouveau voisin, Callahan O’Shea. Un regard brûlant, un corps viril : cet homme a tout pour faire naître dans son esprit les fantasmes les plus torrides. Un seul détail cloche : tout juste sorti de prison, le beau Callahan est absolument infréquentable. Surtout aux yeux de la famille de Grace, qui n’attend qu’une chose : qu’elle leur présente son fiancé parfait… surgi tout droit de son imagination.

La présentation de l'éditeur reprend bien la trame de base, sans fausse note : on est là dans l'angoissante question existentielle d'une trentenaire célibataire. Pourquoi les autres, et pas moi?
Car il s'agit là d'une variation très dans l'air du temps sur le thème éculé de la recherche de l'âme sœur en milieu urbain (et très très américain), avec histoires de voisinage, réussite sociale et argent, cellule familiale si envahissante mais si adorable, l'animal de compagnie craquant et amis sortis tout droit des comédies de fifilles (la fofolle un peu nympho et le beau gay).
De tous ces ingrédients qui sentent un peu le réchauffé, l'auteur a su tirer une sarabande endiablée, pleine d'esprit et de vivacité. Les mille et un détails qui font d'elle une auteur hautement recommandable font mouche : la galerie des types d'ecomitment, le frénétique chien Angus, ou les extraits du roman La courtisane rebelle, valent déjà le détour. Sans oublier la frénésie érotique, entre deux discussions vachardes, des parents de l'héroïne. Ou le séduisant Callahan, ce genre de voisin qu'on rêve toutes de rencontrer, et pas en tenue du dimanche !
Bref, ces centaines de pages tiennent leur promesse haut la main pour ce qui est du divertissement et de la qualité de l'écriture. Côté romantisme, j'avoue que je suis un peu plus réservée... Des longueurs, sacrément longues, des pages et des pages sur la famille de Grace, les étudiants de Grace, les occupations de Grace, les pensées de Grace qui se résument souvent à une : le mec qu'elle n'a pas, ce qui est vite assommant... Tout ça pour une relation survolée lorsque, enfin, l'histoire d'amour se dessine, mais si peu d'aperçus de Callahan, de son monde intérieur, ou de ses motivations, ce qui le cantonne tristement au seul rôle de beau mec-morceau. L'envie me prenait parfois de sauter des pages pour donner un peu plus de rythme à l'ensemble.
Sympathique, mais un rien frustrant !
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