Une citation

"He already missed the innate gentleness that she tried to hide. Though she had been jaded in the past few years, it was still there lurking in her eyes, in her smile, and in the tender she touched him with awe, as if she had never considered that what they found together might exist." The Duchess Takes a Husband - Harper St. George
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samedi 15 mars 2014

Conquise par le Highlander de Julianne MacLean

Tome 2 de la série "Lew highlanders"
Milady - Novembre 2012
Titre VO : Claimed by the Highlander
Résumé éditeur : Avec sa crinière fauve et son corps marqué par les combats, Angus MacDonald est le guerrier le plus redoutable qu'ait jamais vu lady Gwendolen MacEwen. Lorsqu'il prend le château de son père, elle se trouve contrainte de partager son lit avec l'homme qui a défait son clan. Belle et fière, Gwendolen exaspère Angus autant qu'elle l'attire. Mais en l'épousant, leurs clans seraient réunis. Alors que ses talents d'amant ébranlent la réticence de Gwendolen, un complot menace de tout bouleverser.
Deux ans après la fin du premier tome, nous retrouvons Angus Mac Donald.
Le Lion des Highlands, la bête à tuer, insensible, fermé à toute tendresse, et empli de mépris envers tout ce qui ressemble à un semblant d'affection, épouse Gwendolen MacEwen, pour des raisons purement politique. Elle, c'est une femme courageuse et sensible, qui rêve de communion, de partage et de confiance, à l'opposé donc de cet époux imposé par les circonstances.
La romance se cristallise ici autour de cet autre scénario fréquent dans les Highlanders, celui du mariage forcé entre deux héros qui devront s'apprivoiser. Apprivoiser étant bien le mot qui gouvernera la passion qu'éprouve bien vite l'héroïne pour son rugissant mari - franchement, on la comprend, c'est fou ce qu'il est sexy -, un indomptable sceptique que les événements n'auront de cesse de faire douter, avant qu'enfin il rende les armes et finisse par lui ronronner dans les bras.
Si j'ai eu un peu de mal avec le premier tome, pourtant pourvu, à mon avis, de beaucoup de qualités, j'ai vraiment apprécié celui-là. Bien que plus classique dans son déroulement, il se lit avec plaisir, les événements coulent de source, en créant juste ce qu'il faut de suspense pour ne pas laisser retomber notre intérêt.
Tout l'enjeu de ce tome tourne autour de la construction des relations entre les deux époux, qui dépend elle-même grandement de la capacité d'empathie d'Angus à l'égard des êtres qui l'entourent, et de sa femme en particulier. Ce qui donne lieu à de grandes scènes de querelles, de passion et de doutes introspectifs. En fait, ce héros intraitable devra apprendre à abaisser ses défenses. Et c'est ce que j'aime, comme la plupart des lectrices de Highlanders : un héros fort qui doute, qui trébuche, puis qui chemine enfin vesr le bonheur, avant d’accepter l'inéluctable.
Les premières pages du tome 3 augurent plutôt bien de la suite, avec un climat très dramatique, en fait. Lachlan, le héros, est un personnage déjà très présent dans le tome 2, mais, plus lisse, car il ne m'a pas intriguée autant qu'Angus dans le tome 1. A voir ce que la suite lui réserve...

, 75 / 5

Captive du Highlander de Julianne MacLean

Tome 1 de la série "Le Highlander"
Milady Octobre 2012
Titre VO : Captured by the Highlander
Résumé éditeur : Lady Amelia Templeton préférerait mourir que de céder à un homme tel que Duncan MacLean. C’est le guerrier le plus féroce de son clan, l’ennemi juré de la jeune femme.
Venu tuer le fiancé d’Amelia, celui-ci se ravise lorsqu’il remarque la ravissante innocente et décide de l’enlever, saisissant l’occasion de se venger de celui qui a assassiné l’amour de sa vie.
Mais lady Amelia refuse d’être un pion au milieu de ce conflit. La jeune femme, aussi belle que courageuse, éveillera chez le Highlander un sentiment encore plus puissant que sa fureur guerrière.
Mon avis sur ce roman est assez mitigé. D'un côté, certains aspects du roman m'ont beaucoup plu.
D'abord, l'époque : on est début 18ème siècle, dans une période troublée par les dissensions autour de la succession au trône d'Angleterre. L'histoire ici occupe une place plutôt équilibrée, juste assez évoquée pour donner de la cohérence aux personnages et à leurs choix.
J'ai donc lu avec plaisir les deux premiers tiers du roman, car, même si l'intrigue reste classique, j'aime bien retrouver, un peu paresseusement, tous les indispensables dans un roman Highlander : un enlèvement, un couple que tout sépare, un héros ultra viril, en kilt – c'est encore mieux avec la tenue réglementaire, une fuite à travers de beaux paysages, des noms chantants, et pour finir, des compagnons bien dessinés. 
J'y ai même découvert un petit plus, une certaine vigueur dans l'emploi du vocabulaire ou des situations. Du coup, je me suis demandé si le traducteur n'y était pas allé un peu fort. L'utilisation des mots grossiers illustre pourtant assez bien cet environnement brutal, comme la violence qui traverse les personnages masculins, ou même la description du héros, un individu hirsute, boueux, ensanglanté, et barbare, justement surnommé Le Boucher – la main toujours sur la hache. Amelia, forcément, se débat de son mieux, la pauvrette, mais avant de rendre les armes, elle va jusqu'à l'assommer à coup de pierre. 
La seconde partie du roman m'a laissée plus dubitative.
En fait, j'ai eu du mal à faire le raccord avec la révélation sur l'identité du Boucher. Je me sentais, en quelque sorte, gênée aux entournures. La suite, du coup, ne m'a pas fait frémir, comme si on m'avait fait une promesse qui n'avait pas été tenue. Moi, je serais bien restée dans le registre basique de la « grosse brute domptée au cœur tendre ». La bête est domptée, certes, mais davantage par la force de son introspection, m'a-t-il semblé, que sous le coup d'une passion illuminée.
Angus, héros du tome 2, le combattant aux longs cheveux dorés, hargneux et extrême, dont la conduite à la fin m'a beaucoup étonnée, est ici un personnage déjà bien prometteur. 
Une lecture sympathique, donc, mais légèrement décevante...
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