Une citation

"He already missed the innate gentleness that she tried to hide. Though she had been jaded in the past few years, it was still there lurking in her eyes, in her smile, and in the tender she touched him with awe, as if she had never considered that what they found together might exist." The Duchess Takes a Husband - Harper St. George
Affichage des articles dont le libellé est Coulter Catherine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Coulter Catherine. Afficher tous les articles

mercredi 5 mars 2014

Mad Jack de Catherine Coulter

Tome 4 de la série "Les fiancées"
Jove - Février 1999
Résumé éditeur (Traduction everalice) : Partez à la rencontre de Winifrede Levering Bascombe... Plus connue sous le nom de Mad Jack, déguisée en valet chez les tantes de Grayson St. Cyre. et lorsque St. Cyre découvre la supercherie, il se découvre aussi des sentiments qu'il n'aurait jamais imaginé ressentir.
Dans ce tome 4 des Sherbrooke, Grayson St.Cyre, adorable Baron Cliffe, voit débarquer dans sa paisible vie bien ordonnée deux grands-tantes excentriques, lesquelles cachent dans leur bagage, en plus de leur charme et de leur finesse, un valet nommé Jack, Mad jack, un nom aux consonances si romanesques, qui n'est qu'un jeune gars sans poil au menton. 
A la suite d'un vol de cheval, et Dieu sait si Gray est attaché à ses chevaux, ses amis de toujours, il s'avère que ce valet n'est pas du tout celui que l'on croyait... S'ensuit alors toute une série d'aventures, dont une belle scène de poursuite sous la pluie et de nuit passée dans une cahute au fond des bois assortie de fièvres, motif classique chez Coulter, constitue l'ouverture.
Encore une fois, Catherine Coulter m'a entraînée dans son univers de personnages bien dessinés, aux personnalités tranchées et qui savent ce qu'ils veulent. Le tout en maniant à merveille cette écriture acérée dans des dialogues caustiques et drôles.
Dans ce tome, l'intrigue semble toutefois plus dispersée, et les événements se succèdent souvent sans véritable lien. Moins focalisée sur les Sherbrooke, l'auteur les fait juste apparaître comme des amis proches du couple principal.
Mais quel bonheur de  les retrouver, tous ces Sherbrooke, quelques années après leur mariage ! Ryder, le héros du tome 2, est toujours aussi craquant, faisant feu de tout bois et illuminant toutes les pages dans lesquelles il apparaît.
J'ai lu ce roman avec bonheur, mais il y a manqué un peu de tension, même si de sombres secrets de famille corrigent cette impression dans la dernière partie du roman. Je vais malgré tout continuer dans ma découverte de la série.
, 75 / 5

Le fiancé infidèle de Catherine Coulter



J'Ai Lu - Mars 2004
Résumé éditeur : - J'ai gagné, Emily! Tu me dois un gage.
Après cette course folle où elle a cru perdre la vie, la jeune femme se laisse glisser de cheval. Ian Carmichael la contemple. Jamais encore il n'avait remarqué qu'Emily avait une aussi jolie poitrine: d'habitude, elle dissimule pudiquement ses formes sous un grand châle. Le vent a rosi ses joues et défait son chignon. Sa lourde chevelure couleur miel flotte sur ses épaules.
- Un gage? Comme vous voudrez, Ian.
Troublé, il la voit s'avancer vers lui. Cette fois, il est allé trop loin. Et, avant qu'il ait pu faire un geste, Emily a noué ses bras autour de son cou. Presque contre son gré, Ian pose sa bouche sur les lèvres qui s'offrent à lui. L'irréparable s'est produit! 

Lu en VO.

L'histoire
Ian Carmichael, duc de Portmaine, est de un ces aristocrates pure souche sur le berceau desquels toutes les bonnes fées se sont penchées : domaines et richesses inamovibles, fiancée parfaite, douce, docile, idéale future génitrice, et amis et domestiques fidèles. Mais Ian, loin d'être aussi arrogant qu'on pourrait le craindre, se conduit, paradoxalement, de manière très civilisée. Autoritaire, comme il sied à son rang, plus que beau, très grand, voire impressionnant, sa stature allant de pair avec son esprit, il ne manque pas d'humour et  sait faire preuve d'une exquise  politesse, tout en alliant esprit et sérieux. Or ce jeune homme de vingt-huit ans court derrière un mirage, l'inamovible fantôme de sa défunte femme, idéale sacrifiée qu'il a bien du mal à reléguer dans les tiroirs du passé. Mais Ian, et c'est ce que j'ai beaucoup aimé, est aussi un noble cœur, quelqu’un de droit, qui fait preuve de bon sens et de chaleur humaine, ainsi que d'un solide sens de l'humour.
S'annonce alors un voyage en Écosse tout à fait providentiel : lassé des ronds de jambes attendus de lui par la bonne société londonienne, il atterrit en terre inconnue, dans un domaine sauvage et abrupte dont il hérite, assorti d'un titre de comte au passé lointain.
Anglais/Écossais, ce n'est pas le grand amour, loin s'en faut, et il est accueilli avec une certaine méfiance par cette famille lointaine très "tuyau de poil" : les portraits de ces affiliés au sang chaud valent le détour, et je n'ai cessé de m'étonner, comme Ian, de la verdeur et de la causticité de leurs échanges. Me régalant, en vis-à-vis, de l'attitude hautement policé et urbaine de ce beau duc égaré dans cette terre de tourbe et de bruyère, de vieilles pierres et de remugles de mouton.
Comme je l'ai lu en VO, l'héroïne se nomme ici Brandy (diminutif de Brandella), ce qui donne lieu à de mignonnes interrogations. Elle vivote, la petite Brandy de 18 ans, entre une grand-mère dragon qui crache du feu à chaque occasion, un oncle grabataire ricanant et perclus de goutte, une sœur de 16 ans fort délurée et un cousin bâtard qui ne cesse de vouloir lui faire un sort. Sans oublier l'autre cousin Bertrand, Écossais solide comme un roc, et la petite Fiona, la sœurette rouquine, petit feu-follet de 8 ans.
La galerie est impeccable, rien que pour cette farandole, assortie de tant d'échanges savoureux, je ne regrette pas ma lecture, surtout avec le talent de Coulter lorsqu'il s'agit de faire interagir une flopée de personnages. Leur franc-parler, leurs manières plus que frustes, vivantes et directes, détonnent largement et m'ont souvent mis le sourire aux lèvres.
Brandy, cette falote jeune fille qui se cache sous des châles informes, tombe raide sous le charme du beau, magnifique, viril, duc anglais. Originalité du  personnage : elle est complexée (à tort ou à raison) par sa poitrine, et le trouve, lui, parfait 
"Ye're not at all like me - ye're beautiful", lui dit-elle.
A son avis, ces Écossais frustes ne pourront jamais trouver grâce à ses yeux d’anglais privilégié. C'est vrai qu'il a tout pour lui, on la comprend.
Or elle sait ce qu'elle veut, malgré son faux-air de douceur effacée, même si elle m'a semblé parfois un peu niaise à se poser toujours les mêmes questions. 
Ian, son tuteur légal dorénavant, veut la considérer d'un œil bienveillant, s'efforçant de porter sur elle "his uncle-look". Peu à peu, il doit se rendre à l'évidence : Brandy est devenue trop chère à son cœur pour qu'il puisse supporter dorénavant la vacuité des ses propres fiançailles. Il faut dire que Lady Felicy, la fiancée , est une vraie peste. 

Mon sentiment
Leur relation est très joliment développée, Brandy, avec sa fraîche naïveté et son attirance obtuse, Ian, avec son sérieux et son honnêteté de gentleman anglais qui comprendra in fine où le vent écossais le mène. J'ai regretté quelques longueurs, malgré la vivacité des échanges ou la fraîcheur de l'écriture, car j'ai trouvé quelques scènes répétitives, notamment les repas familiaux qui m'ont semblé trop développés. Mais peut-être qu'elles se sentent moins en VF, car je crois que la VO compte plusieurs dizaines de pages en plus.
Cette auteur me déçoit rarement. En fait, à un ou deux titres près, elle a toujours réussi  à me mettre dans sa poche, avec sa langue spirituelle et doucement mordante. Du coup, je suis en train de lire trois séries d'elle à la fois : de temps en temps, j'en attrape un, et hop, je repars dans son univers un rien particulier. Avec bonheur.
, 75 / 5

mardi 18 février 2014

La fiancée de la Jamaïque de Catherine Coulter

Tome 2 de la série "Les fiancées"
Presses de la Cité - Novembre 1995
Titre VO : Hellion Bride
Résumé éditeur : Lorsque Ryder Sherbrooke, coureur de jupon impénitent, arrive à la Jamaïque afin de résoudre l'énigme des manifestations surnaturelles qui frappent la plantation familiale, il se heurte à un mystère d'un autre ordre : pourquoi donc la troublante Sophie Stanton-Greville, beauté de 19 ans, tien-elle tant à l'attirer dans son lit? Ryder soupçonne fort que son physique avantageux et ses charmes innombrables ne suffisent pas à expliquer cette insistance. Quant à Sophie, si elle a jusqu'alors dominé tous les hommes de son entourage, elle devine dès leur première rencontre que Ryder Sherbrooke est différent des autres. Sûr de lui comme seul peut l'être en matière féminine un homme d'expérience, Ryder entreprend de montrer à la jeune fille qui mène la barque. La rumeur la dit déjà pourvue de trois amants. Est-ce la séductrice scandaleuse qu'elle paraît? Ou une pauvre fille innocente portant en elle un affreux, un terrifiant secret.
L'histoire
Le roman débute en Jamaïque, un décor bien planté, qui déracine oh combien notre héros, pur produit de la meilleure éducation anglaise, homme affable, homme à femmes, nonchalant et charmant. Avec une certaine cruauté -élément récurrent chez Catherine Coulter - sensualité et humour, nos héros s'y rencontrent -une rencontre intense . Le récit se poursuit dans la deuxième partie de l'aventure en Angleterre, et c'est là que la famille Sherbrooke entre en scène - inénarrable clan ! Je les avais déjà adorés dans La fiancée de l'ombre - maintenant, ils me font carrément rêver !
Les héros aussi sortent franchement de l'ordinaire, comme souvent chez cette auteure. Elle, Sophia – Sophie - a suffisamment souffert de la vie, et se retrouve déjà bien abîmée à 19 ans, pétrie de désillusion, de méfiance, ne s'estimant plus. Sans être une pure beauté, mais dotée d'un caractère authentique, elle réussit à s'attacher un pur héros, un chevalier au grand cœur qui cache ses élans altruistes sous des dehors mordants, incisifs, et brusques, le tout enrobé d'une tendresse à faire fondre un rocher. Aaaah ! Ryder°°°... et ses femmes,... et ses enfants ! Un pur délice, un chavirement... 

Mon sentiment
Pour qui aime l'humour pince-sans-rire, cet auteur a un art de la répartie très particulier. Sa langue vive, à l'humour percutant, manie aussi bien la brusquerie que l'ironie, la douceur bourrue que l'amour fou mâtiné d'accents parfois désespérés.
Souvent, comme ici, les personnages féminins sont en but à la violence extérieure : celle des hommes, le plus souvent. Qui eux s'enflamment et s'entêtent. Qui, eux, se fond velours et soie pour mieux les protéger et les révéler. L'homme comme le révélateur de la femme, en somme. Ici, Ryder (Aaah ! Ryder°°°), pétri de noblesse, d'assurance, de charme, se consacre à une mission qui devient vitale pour lui : sauver sa Sophie, l'arracher à ses hantises , la faire rire et sourire.
La deuxième partie, celle qui se passe en Angleterre, se lit avec le cœur en fête. La famille Sherbrooke est aussi riche, vive, exubérante, attachante, que les plus belles familles de nos séries préférées, les Bridgerton, et autres Hathaway. J'attends de lire avec impatience le tome 1 qui relate l'histoire d'un autre couple charismatique qui traverse cet opus, celui que forme Douglas et Alex, et je crois bien que je vais me lancer dans la VO pour la suite.
Ce tome-ci aussi m'a fait chavirer...
, 5 / 5

La fiancée de l'ombre de Catherine Coulter

Tome 3 de la série "Les fiancées"
Presses de la Cité - 1995
Titre VO : The Heiress Bride
Résumé éditeur : Avec la fougue de ses 19 printemps, Sinjun Sherbrooke tombe follement amoureuse d'un fascinant lord écossais, Colin Kinross, mais elle ne se doute pas de ce qui l'attend: venu à Londres en quête de la riche héritière qui lui permettra de sauver son domaine, Cokin reste d'abord pantois devant cette jeune fille audacieuse qui s'offre à lui sans détours ni états d'âme superflus quant à la vilenie d'un mariage d'argent. Que demander de plus?
Des garanties morales, pourrait répondre Douglas Sherbrooke, le frère aîné de Sinjun... Or une lettre anonyme dénonce Kinross comme l'assassin de sa première épouse!
Après un enlèvement rocambolesque et un mariage à la sauvette, Sinjun et Colin rejoignent l'Écosse, le clan Sherbrooke à leurs trousses. Et là, la jeune femme va découvrir que son mari a deux enfants qui lui déclarent, dès son arrivée, leur hostilité: un entourage pour le moins peu chaleureux, et un château en ruines! Pour compléter ce charmant tableau, Sinjun est victime de menaces de mort...
La jeune femme triomphera-t-elle de tous ces obstacles?
L'histoire
Le début, vraiment prometteur, est magnifiquement écrit - comme tout le roman en fait - avec une scène focalisée sur le héros, Colin Kinross, habité par son pays, son domaine, ses responsabilités, tourmenté par ses soucis financiers, résolu à épouser une riche héritière, anglaise, ce qui, pour un écossais, constitue un défi. Ces quelques pages, comme les 150 suivantes, nous le font percevoir comme un être froid, méfiant, violent dans ses paroles comme dans ses actes, brutal, méprisant... Peu de qualités, pense-t-on, si ce n'est... cet absolu, inouï, instantané,  coup de foudre qu'il provoque, à son grand étonnement - un beau physique ténébreux aide, apparemment - chez la très jeune Sinjun, 19 ans, extravagante, solaire et impulsive, toute en fraîcheur et en tendresse, baignée par l'amour inconditionnel de sa famille.
Ces qualités-là rattrapent largement ces défauts-ci, et l'on se prend à rêver, tout au long du roman, à ce qu'aurait été la vie de cette chère jeune femme, toute pétrie d'amour, si son comte de mari ne s'était finalement pas révélé sensible à ses charmes. On ne lui aurait sans doute pas pardonné sa rustrerie, ni la nuit de noces infligée à sa petite épouse ! 

Mon sentiment
Si l'on se doute que cette histoire permettra à Sinjun d'obtenir gain de cause (l'amour de son Colin), le plaisir de la lecture tient en grande partie à la qualité des relations des personnages entre eux - la tendresse perspicace qui lie Sinjun aux jeunes enfants du comte, l'amour des deux frères et de leur épouse, la présence chaleureuse de l'intendante, Mme Senton, de la domesticité, Philpot, le chien George II, le tout tenant dans un cadre enchanteur pour qui rêve de découvrir l'Ecosse. 
Ce roman séduit, mine de rien, et si certains passages semblent longs, il se lit facilement jusqu'à la fin sans lassitude.
/ 5



lundi 17 février 2014

La fiancée du vent de Catherine Coulter

Tome 1 de la série "Les fiancées"
Presses de la Cité - 1993
Titre VO : The Sherbrooke Bride
Résumé éditeur : Après avoir quitté l'armée, ou il s'est couvert de gloire, Douglas Sherbrooke s'est retiré sur ses terres. Il ne lui déplairait pas de régner paisiblement sur son comté de Northcliffe et de couler une existence sans heurts, loin de Londres et de ses frivolités. Mais tout le monde, ou presque, conspire contre la tranquillité du comte, à l'approche de la trentaine, il lui faut songer à l'avenir, autrement dit à prolonger sa lignée. Cédant aux pressions familiales, Douglas se met donc en quête. Il n'a pas oublié la belle Mélisande, rencontrée trois ans auparavant. Mais à l'époque, plus occupé du champ d'honneur que des tendres batailles conjugales, il n'avait pas cédé au charme de la superbe créature. C'est décidé, puisqu'il lui faut prendre femme, Mélisande sera l'heureuse élue. Mais le destin a parfois de ces ironies..
L'histoire
Décidé à un mariage raisonné, le Comte de Northcliffe, chef de la famille des Sherbooke, se retrouve, bien malgré lui, doté d'une femme qu'il n'avait pas désirée, Alexandra. Et s'il veut le lui faire payer, au détour de situations et de dialogues parfois cruels, il devra s'attendre à en payer lui aussi le prix. Au final, il s'en trouvera plutôt bien, tout comme elle...
Mon sentiment
Ce tome 1, que je lis en dernier, après avoir adoré les tomes 3 et 2, lus dans cet ordre, en remontant dans le temps, m'enthousiasme autant que les autres. Catherine Coulter nous invite de plein pied dans cette famille Sherbrooke et nous fait assister à la mise à genoux de Douglas, dont les élans qu'il veut maîtriser seront très vite, après une brève résistance, enflammés par la toute jeune Alexandra, inattendue mariée aux charmes désarmants qui va le rendre fou.
On y trouve aussi de nombreux jalons annonciateurs des tomes suivants, le départ de Ryder pour la Jamaïque (le 2ème frère), le futur mariage de Tysen, le 3ème, Helen, l'aubergiste qui s'avoue bien intriguée par cette canaille séduisante d'Heatherington... J'ai été enchantée de retrouver ces Sherbrooke, un brin loufoques et vibrants de vie.
J'aime les interactions entre les protagonistes et la façon dont ils apparaissent tout au long du roman. Le tout est écrit dans cette langue vigoureuse, pince-sans-rire et directe, et est ponctué de situations burlesques qui m'ont vraiment fait rire (l'intervention de Sinjun, la soeur, lors de sa rencontre avec Alexandra, vaut son pesant d'or).
Je l'ai lu très vite, sans m'ennuyer une seconde, et je le relirai, comme les deux autres. Et puis je poursuis l'aventure avec les tomes suivants, en VO, l'édition de la série en français s'est arrêtée au 3ème tome.
Sentiments et passion, aventures et humour, c'est un livre qui m'a vraiment fait passer un excellent moment, une bonne romance historique à découvrir, pour celles qui apprécient Catherine Coulter.
 / 5