Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

dimanche 2 avril 2017

Duke of Pleasure de Elizabeth Hoyt

Tome 11 de la série Les fantômes de Maiden Lane
Grand Central Publishing - Novembre 2016
Résumé (traduction everalice)Dans les bras du danger
Intrépide. Brave. D'une beauté brute et virile. Hugh Fitzroy, Le Duc de Kyle, est l'arme secrète du roi. Envoyé pour défaire les Seigneurs du Chaos, il est pris en embuscade dans les rues de Londres... et sauvé par un allié improbable : un inconnu masqué aux courbes indéniablement féminines.
Dans la chaleur du désir
Effrontée. Intelligente. D'une courageuse indépendance. Alf a survécu dans les dangereuses rues de Saint-Giles en cachant son sexe. De jour, elle est un garçon qui monnaye informations et secrets. De nuit, elle est le célèbre Fantôme de Saint-Giles, à l'affût sous son masque. Mais en sauvant Hugh d'un groupe d'assassins, elle succombe à la tentation.
Un baiser changera leur vie à jamais
Lorsque Hugh engage Alf pour mener l'enquête sur Les Seigneurs du Chaos, son monde vacille. Une fois que Hugh aura réalisé que le garçon et le Fantôme sont une et même personne, Alf aura-t-elle le courage de devenir la femme dont il a besoin, afin que les Seigneurs du Chaos ne les détruisent pas tous les deux?
Lu en VO.
La voilà donc, l'histoire d'Alf, notre indic' des rues à l'aplomb tout en gouaille... Personnage vif, et prompt à la détente, on fait plus que l'apercevoir, contrairement aux tomes précédents, dans le tome 10, missionné par le duc de Montgomery... envoyer valdinguer sur le déjà très intense Hugh Fitzroy, duc de Kyle, une table agrémentée d'une grosse vague de bière, avant de se carapater... Ce qui estomaque le-dit Hugh dont on pressent qu'il n'a pas fini de s'étonner avec le mystérieux zébulon. Car notre zébulon est bien sûr une zébulette... 
Alf est issue des bas-fond de Saint-Giles. Sa débrouillardise, son immense talent d'acrobate et de bretteuse, et sa naturelle prestance d'adolescent en font un personnage central dans le Londres des bas-fonds de cette fin du 18ème siècle, pour qui souhaite partir en quête d'informations de première main dans ces milieux interlopes.
Un schéma peut-être déjà vu dans la romance, mais amené de main de maître, avec une profonde cohérence et une complète vraisemblance dans la gestion de cette héroïne hors du commun. Il faut la voir sur les toits de Londres, ou lire la description de son nid - il n'y a pas d'autre mot – pour ressentir à la fois admiration et tendresse pour cette toute jeune femme de 21 ans aux nombreux talents et pétrie de courage, à l'esprit vif et caustique, et à la main prompte et précise. Son premier baiser avec Kyle est proprement ébouriffant, je vous laisse le découvrir... Moi, j'ai adoré cette scène, toute en tension et en clair-obscurs.
Hugh est à l'inverse issu de la plus haute noblesse, puisqu'il est le fils bâtard, et reconnu, du roi. Il poursuit dans ce tome sa quête sur l'identité des membres du groupuscule satanique des Seigneurs du Chaos... aidé par Alf dont il ne tarde pas à déceler la féminité.
Hugh est encore un héros particulièrement séduisant, fort et vulnérable à la fois, multidimensionnel en fait, profond, sûr de lui, tout en maîtrise et en réserve, mais intrigué, puis attiré par l'esprit et la fulgurance d'Alf, cette femme qui ne peut tout simplement pas s'imaginer en femme...
Autre grande réussite dans ce tome 11, le déroulé des relations entre Hugh et ses fils, ou entre Alf et les deux petits garçons m'a beaucoup touchée, passionnée, voire émue : les portraits de ces deux petits garçons meurtris apportent leur lot de beaux instants dans l'histoire, ce qui constitue une véritable plus-value !
Onzième tome de Mme Hoyt, et toujours autant de talent... Que dire de plus ? 
Que cette série, des premiers aux derniers opus, est sans doute la meilleure série historique que j'aie lue : dans mon catalogue de lecture, tous les titres sont notés d'étoiles au firmament, la note la plus basse étant un 4 ! 
Après le magistral Duc de Montgomery, la marche était prodigieusement haute ! Car on peut parler pour le tome 10 de romance historique parfaite ! Quel auteur aurait pu réussir cette gageure sans se prendre la tête dans le mur ?
Eh bien, à mon avis, le pari est relevé, ô combien ! Car cette histoire de duc, encore, réservera de belles palpitations, de toutes sortes de palpitations, aux amatrices d'historiques forts, avec tous les ingrédients possibles qui garantissent une lecture à haut potentiel... 
De son écriture maîtrisée, dense, fournie, et addictive, l'auteur nous entraîne dans un univers riche et foisonnant à souhait, tendu par un rythme parfait, entre péripéties et dangers, sentiments et sensualité, action et psychologie. Elizabeth Hoyt est décidément une grande parmi les grandes, et ce tome encore une fois en est un parfait exemple. Une énième variation sur le thème de la bergère et du prince, mais ô combien excellente, à dévorer sans modération, mais emportée par la passion...
, 5 / 5

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire