Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

jeudi 29 janvier 2015

La danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan

Tome 1 de la série "Les frères O'Neil"
Harlequin - Octobre 2014
Titre VO : Sleigh Bells in the Snow
Résumé éditeurNoël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…
Vous avez ri et pleuré avec Sandra Bullock dans le film La proposition ? Alors vous allez adorer le personnage de Kayla, workahlic et cœur sensible, dans ce roman de Sarah Morgan !
Un joli roman d'hiver qui ne m'a, hélas, pas transportée autant que je l'aurais voulu... Peut-être que j'en attendais trop? 
J'avoue que par moment, ses qualités ont eu du mal à racheter ses faiblesses.
Côté qualité insurpassable, on a le privilège de frayer avec le frère vedette du tome, cet intense Jackson O'Neil, du costaud, du déterminé et de l'ardent amoureux adepte des grands froids à tomber par terre, un beau grand brun baraqué aux yeux bleus glaciers. Et le suivent de très près ses deux frères, surtout Tyler, puisque Sean ne fait qu'une apparition ici... Ah, ce Tyler, on l'attend au tournant dans un prochain tome, quel charme caustique enrobe ce champion olympique de ski ! Rien que pour lui, on se prendrait à suivre les compétitions mondiales pour mieux apprécier les qualités de ces messieurs ! C'est sûr, Sarah Morgan sait ménager ses effets d'attente !
En troisième position sur mon podium des sommets enneigés, j'aurais placé la montagne elle-même : délicieuse de givre, de verglas et de sites enchanteurs, parcourue de sa mythologie propre, qui va des techniques de ski aux traîneaux à chien ou à cheval, aux orignaux et autres ours, jusqu'à ces grosses bottes de neige aussi inesthétiques qu'indispensables. Personnellement, ne connaissant pas la neige en montagne, ça m'a bien fait voyager ! Et je rajouterais dans le paysage les fabuleux chalets à toits et façades vitrés ouverts sur les nuit enlunés : magique !
Là où le bât blesse, c'est que j'ai eu parfois l'impression de ne connaître l'héroïne qu'au travers de sa grosse phobie. Oui, oui, elle est phobique de Noël... Oui, oui, oui, re-oui, mais quand c'est seriné jusqu'à plus soif, dans tous les chapitres, j'avoue que j'aurais bien voulu entendre chanter un autre air, et envoyer la mignonne voir ailleurs si j'y étais. Certains paragraphes répétitifs m'ont vraiment fait soupirer d'ennui.
Le gros chagrin d'enfance de Kayla l'a un peu empêchée de grandir. A 28 ans, on aurait envie de lui dire qu'il serait temps qu'elle apprenne à réagir autrement qu'en pré-ado. Du coup, sa phobie m'a semblé bien démesurée.
Ces gros rafistolages dans le traitement des personnages (comme dans le parallèle avec Jess, la fille de Tyler, ou le malentendu avec Walters) voire le retournement final après cette courte semaine, ne m'ont pas complètement convaincue, et c'est bien dommage. D'autant que bizarrement, le texte, drôle et enlevé parfois, perd régulièrement de son entrain, en se plombant de dialogues un peu trop évidents. Entre le tout schuss ou les pentes à terrain plat, j'ai lu tiraillée entre différents états d'esprit : j'étais séduite, amusée, contemplative ou carrément agacée, voire désintéressée. Un grand écart sur piste de glace, inconfortable au possible...
Je lirai néanmoins la suite, pour Tyler et Brenna, et puis pour Sean et Elise.
Ah oui, une petite anecdote qui m'a fait sourire... Lorsqu'il est dit qu'Elise privilégie les produits du cru dans sa carte de restaurant, les héros sont en train de déguster, pour l'une, des raviolis au homard, et pour l'autre, de la langouste. Je ne dois pas avoir le même concept de la cuisine montagnarde que l'auteur^^
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