Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

lundi 21 avril 2014

Le clan des MacGregor de Nora Roberts

Tome 0 de la série "Les MacGregor"
Harlequin - Novembre 2013
Résumé éditeur : Glenroe, Ecosse, 1745. Dix ans se sont écoulés depuis que, par une nuit glacée, Serena a vu les soldats anglais faire irruption dans le fief des MacGregor à la recherche de Ian MacGregor, son père, injustement accusé de meurtre. Dix ans qui n’ont rien effacé de la terreur qu’elle a éprouvée alors, et de l’horrible humiliation subie par Fiona, sa mère, violée par un officier lâche et cruel. Lors de cette nuit tragique, Serena est devenue une autre : la petite fille douce et innocente qu’elle était a brusquement connu la haine et la soif de vengeance, et s’est juré de ne jamais pardonner… Depuis dix ans, pas un Anglais n’a franchi le seuil du manoir familial. Aussi est-ce avec une hostilité farouche que, sur ordre de son père, Serena accueille Brigham Langston, le fier et impétueux comte d’Ashburn, à qui son frère aîné doit la vie. Un aristocrate anglais qu’elle considère comme son pire ennemi, mais qui va la contraindre à un impossible choix…
L'histoire
Pour un intermède Highlander, ce livre est parfait ! Un peu daté, parfois (il date de 1988), mais malgré, ou à grâce à, ce côté classique, il se lit facilement et avec plaisir.
Dans la première histoire, Serena la Rebelle, Serena MacGregor, légèrement caricaturale tout au long de la première partie, est une héroïne jeune et rebelle, dans le sens où elle gère difficilement son impulsivité et ses à-priori, comme une grande adolescente un rien butée et désagréable. Lorsqu'elle rencontre le comte d'Ashburn, Brigham Langston, elle n'en démord pas, bien qu'il soit depuis de longues années le meilleur ami de son frère : ce n'est qu'un anglais, et à ce titre, il mérite toute sa hargne. Même si le charme agit et qu'elle ne peut s'y soustraire !
Car c'est un héros très attachant, fier, honorable, beau et viril. De son côté, il tombe sous le charme de cette sauvageonne mal dégrossie bien qu'elle mette en doute sa probité. Ce qui donne lieu à des scènes parfois drôles, pendant lesquelles il se retient de ruer dans les brancards et fait preuve d'une patience infinie. 
Au cœur d'une intrigue politique bien plantée, puisque l'aristocrate anglais, tout fortuné et puissant qu'il soit, s'allie aux insurgés écossais qui veulent renverser le roi d'Angleterre pour installer à sa place le jeune prince Charles-Edouard Stuart, en cette année 1746, l'histoire d'amour prend peu à peu de l'ampleur. Émotions, aventures, scènes épiques et historiques, avec la grande bataille de Culloden, ou l'évocation des répressions sanglantes à l'encontre du peuple écossais, se mêlent adroitement et sans temps mort. Dès l'instant où Serena et Brigham lient leur destin, le roman bénéficie d'un second souffle. Les scènes d'action se multiplient, et c'est un volet du roman que j'ai beaucoup apprécié. 
Serena se révèle comme une femme responsable, et forte, mais toujours aussi passionnée, et follement amoureuse. La famille de Serena tient un rôle central, que ce soient ses frères ou ses parents, Fiona et Ian, dont l'amour est évoqué tout au long de l'histoire avec beaucoup de sensibilité. 
On a là l'origine du départ des MacGregor pour l'Amérique, et, bien que je n'aie pas lu la série, j'imagine que cette famille s'y est implantée par la suite. C'est en tout cas ce qui est confirmé dans la seconde histoire du livre, Contre vents et marées, qui raconte l'histoire de Ian MacGregor, le neveu de Serena et Brigham, qui prend lui fait et cause pour les indépendantistes américains, en ayant participé à la révolte des Tea Party de Boston. Gravement blessé, il est secouru par Alanna Flynn, une jeune veuve du peuple, dévouée et tendre. J'ai beaucoup aimé cette suite, mon seul regret étant son format, bien trop court (une centaine de pages).

Mon sentiment
Au final, j'ai trouvé que l'écriture était solide et de qualité, et le décor vraiment bien planté, avec un fourmillement de détails quotidiens et historiques. Au sein de son manoir-château familial, la vie quotidienne de Serena est bercée de gestes très terre à terre, elle fait les poussières, s'occupe des vaches ou du beurre qu'elle baratte, ce qui donne un caractère très authentique au récit.
J'avoue que j'ai un faible pour les histoires qui se passent à cette période et je n'ai absolument pas été déçue. On est certes loin d'une Monica McCarthy, ou d'une Judith James, qui évoquent toutes les deux la même période historique, à peu de choses près, mais Nora Roberts ne démérite absolument pas et ce livre était une très bonne surprise.
Un petit mot sur la couverture... du grand n'importe quoi, puisque la donzelle semble habillée à la mode médiévale. Or on est en plein 18ème siècle.
, 25 / 5

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