Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

mercredi 30 avril 2014

A Kingdom of Dreams de Judith McNaught

Tome 1 de la série "Westmoreland"
Pocket Books - Mars 1989
Résumé éditeur (Traduction everalice) : enlevée de son couvent, Jennifer, pleine de détermination, ne se laisse pas dominer  par Royce Westmoreland, le duc de Claymore. Surnommé "Le Loup", la simple mention de son nom fait trembler ses ennemis de peur. Mais la fière Jennifer ne veut rien avoir à faire avec le féroce guerrier qui la tient captive, cette séduisante canaille qui la nargue avec arrogance. Avec courage, elle le défie... jusqu'à cette nuit où, dans ses bras, il éveille en elle une faim irrésistible. Dorénavant, Jennifer se retrouve prise au piège dans une toile inextricable... un piège dangereux et séduisant, fait de fierté, de passion et de loyauté... et d'un amour irrésistible.
Ce roman est une bouffée de bonheur, il vous laisse sur ce genre d'impression de tête légère et un peu vide,... sonnée en quelque sorte, et le sourire aux lèvres. 
Ce roman, je le relirai, et plutôt deux fois qu'une, pour le plaisir de retrouver...
-> Le héros, Royce Westmoreland, le duc de Claymore. Ensorcelant, à la fois mâle alpha absolu et tendre, rieur et plein d'humour et de compassion. Un magnifique chevalier noir épris d'honneur, mais bien un homme de son temps : il n'a jamais transigé avec ses devoirs, ayant consacré sa vie aux combats depuis son adolescence, une vie façonnée par la guerre et la violence. Ce type de héros qui devra accepter de faire évoluer ses objectifs tout au long de l'histoire pour parvenir à son Happily Ever After.
-> L'héroïne, déconcertante, courageuse et têtue, qui sait prendre des risques et se battre pour ses convictions, mais qui aura bien du chemin à faire avant de pouvoir concilier son amour pour Royce et son amour pour son clan et son père. Jennifer est très touchante, et prête à tout pour se trouver une place dans un monde qui ne lui a pas vraiment fait de cadeau jusqu'à présent. J'ai aimé la voir se transformer sous le regard de Royce, se découvrir amoureuse passionnée tout en bataillant ferme et camper sur ses positions. Un personnage féminin très riche et complexe qui fait parfois des erreurs, mais à laquelle il est impossible d'en vouloir.
-> La relation amoureuse entre les deux héros est irrésistible. Mais c'est une relation profonde et qui n'a rien de facile. Le premier tiers du livre s'étend sur les prémices de leur sentiments, prend le temps de les faire se rencontrer, mûrir, se découvrir. Le tout avec des hauts et des bas, des dialogues pleins d'esprit où le charme époustoufflant de Royce fait feu de tout bois, avec son humour, son humanité et sa gentillesse, lorsqu'il se défait de cette figure, justifiée au demeurant, d'immense guerrier. Puis vient le temps du marché entre eux, et tout le reste alors, les interrogations, les mauvais choix, les sacrifices, mais aussi les moments de partage emplies d'une rare tendresse et de belles scènes sensuelles nimbées d'amour. 
-> Autour des héros, il y a tout un monde de personnages secondaires riche et attachant : les trois chevaliers, Godfrey, Eustace et Lionel, complices, et efficaces (enfin, plus ou moins^^), ainsi qu'Arik, le féroce guerrier nordique aussi expressif qu'une buche, et l’inénarrable tante Elinor qui intervient dans la seconde partie du roman en apportant un vrai souffle de non-sens avec ses sorties burlesques et sa façon "naïve" de mettre toujours les pieds dans le plat. Les nombreux moments où elle se préoccupe de la santé d'Arik sont vraiment très drôles. Breanna, la sœur de Jennifer, occupe aussi une place de choix, surtout au début du roman, et comment ne pas évoquer Stefan Westmoreland, le jeune frère, charismatique et charmant?
-> Les émotions provoquées par ce roman assez long n'ont laissé absolument aucune place à l'ennui : j'ai ri, j'ai tremblé, j'ai pleuré, j'ai admiré, j'ai soupiré... Certaines scènes m'ont vraiment bouleversée, mais j'ai aussi souvent éclaté de rire. Et ça, j'adore ! Les retournements de situations , vers la fin, sont parfois difficiles à supporter tant les héros sont malmenés par des enjeux politiques qui les dépassent, ou leurs propres codes de l'honneur qui les ligotent. Ces difficultés, cruelles mais indispensables étant donné la situation de chacun des protagonistes, sont d'ailleurs rendues avec beaucoup d'efficacité, par l'auteur. Ce qui me faisait parfois trépigner d'impatience !
Quant à l'histoire d'amour en elle-même, le couple formé par Royce et Jenny a comblé tous mes désirs romantiques : de la tension, de la sensualité, de l'humour, de la complicité, des espoirs partagés,... La dernière scène, tendre, pleine d'espoir et d'amour, m'a chavirée. Et j'ai fermé ce livre avec bonheur, la tête dans les étoiles.
"Un royaume de rêves", oui, il porte bien son nom.
C'est un livre à lire, et que je relirai, tant il foisonne, ce genre de livre qu'on dévore une première fois tellement on est anxieux de connaître la suite, mais qu'il faut prendre le temps de redécouvrir, à petit pas. Pour moi, c'est un Definite Keeper, comme disent nos amies d'Outre-Atlantique...
, 5 / 5


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