Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

vendredi 8 mai 2015

Embrasse-moi, Annabelle ! d'Eloïsa James

Tome 2 de la série Les sœurs Essex
Réédition : J'Ai Lu - Décembre 2014
Titre VO : Kiss Me, Annabel
Résumé éditeur : De son enfance désargentée, Annabelle Essex n'a gardé que de mauvais souvenirs, et elle épousera n'importe quel aristocrate, pourvu qu'il soit riche. Quand elle croise le comte d'Ardmore, son coeur palpite. Il est très séduisant, ce Highlander venu chercher à Londres l'héritière dont la dot lui permettra d'entretenir son domaine. Cependant, en raison de sa pauvreté, elle refuse de lui accorder sa main. Mais, sa réputation compromise, Annabelle se retrouve en route pour l'Ecosse en compagnie de celui qu'on considère comme son mari et qui n'a pas renoncé à se faire aimer d'elle..
Un joli roman sur les jeux du désir et de l'amour : joutes sensuelles, dévoilements progressifs des personnalités et des sentiments, abondent dans ce tome marqué par la tentation.

Car l'attirance naît immédiatement entre Annabelle Essex, la sœur pragmatique, et Ewan Poley, comte d'Ardmore, le sémillant et désinvolte Écossais aux yeux de velours : les jeux, les expérimentations, les doutes et les incertitudes, jalonnent leur relation...d'une manière parfois poussée à l'extrême, comme lorsque Annabelle refuse d'entendre l'amour avoué par Ewan, en le soupçonnant de n'éprouver que du désir à son égard. Difficile à comprendre, cette attitude très injuste ne sera abandonnée qu'aux toutes dernières pages du roman.
D'autant qu'Ewan est un adorable héros, très romantique, voire même un peu naïf, mais sa détermination à gagner sa belle m'a fait fondre. et c'est avec une belle expertise qu'il sait faire monter les enchères en escalades de plus en plus effervescentes.
On retrouve toujours beaucoup de personnages, comme dans le tome 1, mais à force de naviguer dans cet univers, on finit par s'y retrouver.
Par contre... trop d'Imogène ! La benjamine des sœurs Essex, déjà pas franchement sympathique dans le premier tome, prend ici encore plus de place. Infantile, caractérisée par un égocentrisme forcené et par un manque récurrent de nuance, elle déborde littéralement sur l'histoire de sa sœur. Fort heureusement, ses apparitions conditionnent souvent la présence du séduisant Comte de Mayne, Garrett, toujours aussi bad boy, mais un bad boy en cours de rédemption, dont on lira l'histoire dans le tome 4. Un fil rouge qui se fait d'ailleurs un peu malmener au cours de la série. Dommage que l'alternance systématique entre les chapitres consacrés aux deux couples plombe un peu le rythme général, au détriment du couple principal.
Un épisode tout à fait inhabituel m'a aussi un peu déconcertée : celui de la ferme, où le héros perd un peu de sa superbe, ce qui était un pari osé de la part de l'auteur, car les circonstances ne le mettent pas vraiment en valeur. Pourtant, un je ne sais quoi m'a fait apprécier cette drôle de parenthèse : la sincérité, peut-être, dont font preuve les deux héros, et leur bonheur évident, vibrant, de céder, enfin, à leur désir, si bien que même leur bêtise m'a convaincue. 
Un dernier point  : l'histoire de Rosy, douloureuse et surprenante, m'a semblé bizarrement traitée. Elle reste figée, jusqu'à la fin,  dans une espèce de statu quo bienheureux, mais sans que lui soit donné un quelconque rôle dans le développement des personnages principaux. Ni même d'ailleurs une quelconque solution. Posée là, sans but particulier, dans le courant de l'intrigue, l'évocation de ces circonstances dramatiques ne m'a pas semblé très aboutie.
Au final, ce tome recèle de jolis moments et le tout forme un ensemble assez complexe et travaillé, à la mode "James", pour être lu avec plaisir.
, 75 / 5


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