Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

jeudi 12 février 2015

One Night in London de Caroline Linden

Tome 1 de la série "The Truth About the Duke"
Avon - Août 2011
Résumé éditeur (Traduction everalice) : Un pacte qui n'était que business... et pure passion.
Ni sa fortune ni sa beauté ne permettront à Lady Francesca Gordon de gagner la tutelle de sa jeune nièce Georgina, pour la mettre à l'abri d'une belle-mère cruelle ; elle a besoin du meilleur avocat de Londres pour cela. Mais lorsque Edward de Lacey, le fils du puissant duc de Durham, lui souffle sous le nez le seul homme qui serait à même à s'intéresser à son cas, Francesca décide que ce sera donc à Edward lui-même de se faire le champion de sa cause... à la condition qu'elle parvienne à émouvoir le cœur de pierre de ce lord si fier.
Edward a toutefois des raisons de rester sur ses gardes. Les torchons de Londres viennent juste de rendre publique un secret qui pourrait mener sa famille à la ruine. Lorsque Francesca lui propose un moyen de réduire les dommages de cet article à néant, Edward se voit obligé d'accepter ce partenariat. Mais désormais, chaque instant passé en présence de l'impétueuse veuve enflamme ses scandaleux désirs. Lorsque Georgina disparaît, le destin les teste tous les deux... et met leur amour dans la balance.
Le duc de Durham se meurt. A son chevet, deux de ses fils : Edward, le second, pilier des domaines, de la fortune et des biens familiaux, et Gerard, le cadet, officier suractif, abrupt et prompt aux grands éclats. Ne manque que Charles, l'aîné, l'héritier, celui qui a coupé tous ses liens avec le père, et qui se vautre année après année dans les excès et les débauches les plus extrêmes.
Le lendemain de la mort du vieux duc, les deux frères apprennent la nouvelle dont l'auteur fera le fil rouge de la trilogie :
le duc, dans sa jeunesse, aurait contracté un mariage aussi vite oublié, des années avant d'épouser sa duchesse, la mère des trois héros. Si la première femme était encore vivante, si des héritiers apparaissaient, tout s'écroulerait autour d'eux, leur fortune, et leur statut dans la société. Un maître chanteur menace de tout dévoiler. Qui est-il? Comment découvrir la vérité? Dans l'urgence, Edward et Gerard décident d'un plan d'action : Edward actionnera les leviers juridiques, tandis que Gerard se consacrera à des enquêtes sur le vif. Charles, lui, s'en lave les mains.
C'est ainsi que Lord Edward de Lacey se retrouve sommé, un soir, de s'occuper du sort d'une petite fille inconnue, par une vibrante jeune femme qui n'a pas sa langue dans sa poche : Lady Francesca Gordon, dont il admire, sotto voce, derrière ses regards scrutateurs de froid et puissant aristocrate, les courbes et la faconde. La glace et le feu, l'un tout en maîtrise et en morgue, l'autre en éclats un rien échevelés, haute société contre petite aristocratie, tout semble les opposer, si ce n'est leur intérêt à s'associer pour s'entraider. 
Lord Edward de Lacey est un héros qui vaut le détour pour celles, qui, comme moi, aiment ces virils aristocrates tout boutonnés et irradiants de maîtrise, enflammés de passion lorsqu'ils lâchent la bride. Et ma fois, ça valait la peine d'attendre, car voilà un amant qui fait rêver, séduisant en diable... Et encore une fois, les scènes d'amour écrites par Caroline Linden m'ont complètement bluffée. A la fois par leur qualité et leur quantité ! De même que les dialogues entre Francesca et Edward, lui attentionné, tendre et protecteur, et elle, subjuguée par sa présence mâle et sa maîtrise parfaite.
A vrai dire, le roman peine à se lancer dans la romance. Il faut en effet en lire pratiquement un tiers (soit plus de 100 pages) pour que le récit prenne enfin son envol, tant l'auteur s'étend longuement sur les histoires de chacun des héros. Trop longuement, c'est bien dommage, car il faut attendre le deuxième tiers pour gagner en fluidité, et surtout, pour que les héros avancent dans leur relation et qu'on goûte enfin aux prémices de leur passion. 
Comme Edward, les deux autres frères de Lacey m'ont déjà convaincue : Gerard de Lacey, le frère volcanique, et Charles, le vaurien nonchalant, sont déjà très intrigants. Tous deux séducteurs impénitents, ils font preuve de beaucoup de caractère dans leurs échanges, tout en tension complice et en dialogues enlevés et piquants d'ironie. De quoi donner envie d'en savoir plus sur ces futurs héros très prometteurs.
Un tome 1 en demi-teinte, donc, moins abouti que tout ce que j'ai lu de Caroline Linden, juste à cause de cette question de rythme, mais j'apprécie toujours autant sa précision dans l'analyse des caractères et des situations, son sens de la répartie et la mise en scène de ses scènes d'amour... très caliente. Les deux héros irradient d'amour, et le pari est quand même gagné.
, 5 / 5

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