Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

dimanche 14 septembre 2014

Ultime espoir de Meredith Duran

J'Ai Lu - Septembre 2010
Titre VO : Bound by Your Touch
Résumé éditeur : Quel malotru, ce lord Sanburne ! Alors que Mlle Lydia Boyce donnait une conférence à Londres afin de récolter des fonds pour son éminent archéologue de père, ce dandy rouquin, vaurien et ivrogne notoire, s’est permis de troubler son exposé. Et non content de lui voler la vedette, il a osé mettre en cause la réputation de son père.
Outrée, la jeune femme se fait une joie de le moucher en public. Lorsque l’effronté se présente à nouveau devant elle avec des preuves accablantes d’un trafic de fausses reliques, elle comprend qu’elle n’en a pas fini avec cet insupportable trublion...
A coup sûr, je fais partie du fan club de l'auteur, car aucun livre d'elle ne m'a encore ni déplu, ni ennuyée. J'aime toujours autant cette espèce de rugosité entre les héros, cette vulnérabilité aussi, heurtée et chaotique, cachée sous des tonnes d'insolence, de charme, d'humour et d'esbrouffe.
Les personnages ne mâchent pas leurs mots, et ne se privent pas de se montrer très critiques, que ce soit les uns envers les autres ou sur l'univers dans lequel ils évoluent, à savoir la fin des années 1880, en pleine rigueur victorienne, étouffés sous les contraintes et des disparités sociales sordides. 
James Durham, lord Sandburne, est un écorché vif qui, faute d'avoir surmonté un puissant sentiment de culpabilité après l'acte de folie de sa jeune sœur, se vautre dans les excès de toutes sortes, accompagné par toute sa clique d'amis aussi aristocratiquement inutiles et décadents que lui, imbibés d'alcool, d'opium et de démesure permanents.
J'ai adoré ce personnage, spirituel, percutant et mordant, qui tombe peu à peu amoureux de la rigide Lydia, la vieille fille desséchée. Lydia ne correspond pas vraiment à son univers, elle qui se dévoue corps et âme aux travaux d'un père perpétuellement absent. Mais la rencontre se fait, et la complicité peu à peu s'épanouit entre eux.
Pour tout dire, je l'ai commencé et lu dans la journée : effet garanti avec Meredith Duran, il me faut la lire le week-end, car l'abandonner m'est impossible ! Sa langue me fait toujours autant vibrer, travaillée et dense, elle se fait poétique même dans les instants les plus charnels. En tout cas, je l'apprécie comme elle est...
Cette lecture a été un délice. Voilà donc un livre qui ne bougera pas de ma bibliothèque, c'est certain.
, 5 /5

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