Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

lundi 27 janvier 2014

Désir ardent de Beverley Kendall



Tome 2 de la série "Les séducteurs"
 Milady - Février 2014
Titre VO : A Taste of Desire (Janvier 2011)
Résumé éditeur : Lady Amelia Bertram a beau être connue comme la beauté la plus effrontée de la haute société, elle se scandalise elle-même lorsqu'elle dénigre les performances sexuelles de Thomas Armstrong, un célibataire très en vue, au beau milieu d'une salle de bal pleine à craquer. Mis au défi, le jeune homme n'a qu'une hâte : prouver à la jeune femme qu'elle a été mal renseignée. Il propose à son père d emmener l'insolente dans sa demeure à la campagne, afin de lui donner, sous la surveillance d'un chaperon, quelques leçons de savoir-vivre. Le père d'Amelia cherchait justement un bon parti susceptible de prendre sa fille en charge pendant son absence...

Lu en VO

L'histoire
Le magnifique Thomas Armstrong, le frère aîné de Missy, est loin d'être un inconnu pour qui a lu le tome précédent de la série. Charismatique, sûr de lui, et d'un caractère plutôt éruptif, il fait partie de ce trio d'amis qui n'a aucune intention de se laisser passer la bride au cou (Le nom de la série en VO - The Elusive Lords : les Lord insaisissables - est à ce propos beaucoup plus évocatrice qu'en VF, ce dernier faisant presque contre-sens). 
Ami et partenaire financier du père d'Amelia, il a rencontré cette dernière lors d'une rencontre mémorable dans le tome 1 qui m'avait laissée plus que dubitative. La bourrique a du caractère et ne mâche pas ses mots : douceur, respect d'autrui, retenue, sont des mots inconnus de la donzelle. C'est une langue de vipère, froide, qui tape là où ça fait mal.
Pas de chance pour elle, elle va devoir faire face à un mâle au sang chaud, qui peut se montrer violent (mais pas avec elle, je fais référence à une sacrée bagarre du tome 1), très éruptif, protecteur et ultra-possessif. Voyez le côté homme des cavernes? C'est ça.
Or par deux fois elle a humilié, voire insulté, le beau vicomte, la seconde publiquement, et lorsque l'opportunité de punir la rebelle, en la domptant un peu, se présente, Lord Thomas, peu enthousiaste, mais quoique..., se lance dans l'aventure.
Dès lors, tout tourne autour de leurs relations qui prennent une tournure fort passionnée. Car, malgré les mots plus qu'aigre-doux qu'ils échangent sans même qu'on y perçoive une miette de sympathie, la tension entre eux est palpable, l'atmosphère chargée, et les épidermes picotent rapidement. Avant même que les héros tombent amoureux, leurs hormones interagissent avec vivacité... et les poussent quasiment dans les bras l'un de l'autre sans pour autant qu'ils cessent de s'adresser des noms d'oiseaux.  Le tout monte en puissance, et quoique j'aurais aimé qu'il y ait davantage de place laissée à la construction sentimentale de leur relation, ces chauds-froids permanents m'ont plutôt tenue en haleine. 

Mon sentiment
Le gros reproche que je ferais à ce roman, c'est son dernier quart : trop facile, trop convenu, et surtout maladroit. Je n'y ai pas vraiment cru, au malentendu qui assombrit leurs alors idylliques amours (car Kendall a tout de même bien mené son affaire jusque là). Pas plus qu'au re-retournement final abrupt et sans nuance. La fin manque de piquant par rapport à l'ambiance générale.
Dommage, comme si ces pages avaient été expédiées, une fois le plus intéressant (bien) écrit. Quand on arrive à faire passer comme ça des personnages de la haine à l'amour, même avec quelques incohérences ou un certain manque d'originalité, il faut quand même un bon petit talent, à mon avis.
Mention spéciale au troisième larron, Alex, dont le personnage, charmant, intelligent, espiègle, prend de l'ampleur dans la dernière partie. Sa rencontre avec sa future amoureuse a eu lieu dans le tome 1, rien n'a encore eu lieu dans le tome 2, mais déjà, on pressent en lui un très fort potentiel de courage, de passion et de charme : il faut le voir courtiser Amelia pour faire enrager Thomas qui démarre au quart de tour. Un régal !
D'ailleurs je suis déjà dans le tome 3, et le démarrage, loin de ce à quoi je m'attendais, me plaît déjà beaucoup...
Pour ce tome 2, et toutes ces qualités qui ne sont pas noyés par ces défauts, je mets tout de même
, 5 / 5



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