Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

dimanche 26 janvier 2014

L'amour en onze scandales de Sarah MacLean

Tome 3 de la série "La famille St. John"
 J'Ai Lu - Octobre 2016
Titre VO : Eleven Scandals To Star To Win a Duke's Heart
Résumé (Traduction everalice) : Elle est passionnée.
Téméraire, impulsive, et attirant les ennuis, juliana Fiori n'est pas une de ces demoiselles minaudières. Elle refuse de se plier aux règles de la bonne société : elle dit ce qu'elle pense, n'a que faire de l'assentiment du Beau Monde, et elle sait donner un coup de poing avec une remarquable efficacité. Sa nature scandaleuse fait d'elle l'objet favori des cancans londoniens... et c'est précisément ce genre de femme que le Duc de Leighton désire voir très très éloignée de lui.
Il ne jure que par l'excellence des réputations.
Le scandale est la dernière chose qui puisse avoir une place quelconque dans le monde bien ordonné de Simon Pearson. Le Duc du Dédain est bien trop déterminé à préserver son titre de toute tâche et à protéger son secret. Mais lorsqu'il trouve Juliana cachée dans son attelage un soir à une heure tardive - mettant en péril tout ce qui lui est cher - il se jure bien d'enseigner à cette beauté intrépide la vertu de la bienséance.
Cependant, elle a d'autres projets ; elle veut deux semaines pour lui prouver que même un duc imperturbable n'est pas au-dessus des lois de la passion. 
Lu en VO.
L'histoire
Octobre 1823. Après le bal d'été de Calpurnia qui fermait le tome 2, son bal d'automne ouvre ce troisième tome. Le marquis et la marquise de Ralfston, les héros inoubliables du tome 1, se font fort de lancer dans le monde la demi-sœur des frères St. John, Calpurnia Fiori, arrivée six mois auparavant de son Italie natale. Arrivée à laquelle on assiste dans le tome 1 : elle y prend ses premières marques, et ses frères avec elle, ainsi que les autres membres de la famille. 
S'acclimater. Se plier aux règles et aux usages totalement inconnus d'un monde aussi hermétique que l'est l'aristocratie anglaise, se faire accepter,aimer, garder, reconnaître. Parler les mêmes langages, ceux du corps et de l'esprit. Juliana, à l'image de la famille ST.John tout juste tolérée, se bat et se battra tout au long du roman pour y parvenir. Sans reculer. Sans renoncer. Avec conviction et acharnement. Intelligence, courage, vivacité. Humour et grâce. Et si elle accepte de rester en Angleterre, dans ce milieu si acharnée à la rabaisser, c'est pour une cause absolue : la rencontre, racontée dans le tome 1, avec le duc de Leighton, l'a convaincue de tout faire pour être autre chose à ses yeux qu'un "walking scandal".
Simon Pearson, duc de Leighton, est le parangon de la bienséance, le summun de la perfection hautement aristocratique, tout en blondeur viking et en arrogance sûre de sa supériorité. Il ne jure que par son nom, la valeur et la puissance de sa famille, auxquelles on l'a déjà vu sacrifier dans le tome 2 une affection réelle. La sainte trinité de la tradition, de la réputation et du titre sont son credo absolu. Froid, arrogant, juge des imperfections d'autrui, il se méfie comme de la peste de cette ingérable Miss Fiori, objet de scandales. Mais le tome 1, qui nous avait rendus témoins de leur première rencontre, avait omis de raconter la deuxième, celle qui a fait la différence, celle dans laquelle il lui a donné son prénom. Et se faire appeler par son prénom, pour un duc, c'est, en quelque sorte, se dépouiller de tout le reste, n'est-ce pas?
Mais, cela, Simon, ne l'a pas compris. Et il lui faudra surmonter, en compagnie de Juliana, les douze scandales qui vont dorénavant jalonner sa vie pour parvenir au bonheur.
She'd never known someone so handsome. She'd also never known anyone who was such a proper ass.
Voilà ce qu'elle pense.
Lui pense qu'elle est 
the opposite of everything he represented, the antithesis of everything he cared to have in his world.
Il y aura, vous vous en doutez bien, un sacré chemin à parcourir pour deux personnages si éloignés l'un de l'autre. 

Mon sentiment
Comptez sur le talent de Sarah MacLean pour vous mitonner une romance aux petits oignons, une vraie fricassée de scènes tordantes, de répliques ébouriffantes (avec en plus le bonheur des jeux de mots dus aux difficultés en anglais de miss Fiori), d'événements tous savamment liés par un florilège de règles de bienséances rappelées au début des chapitres, le tout saupoudré d'un  bonne pincée de cruauté parfois, de sensualité, de tendresse, de pincements au cœur. 
Sans oublier, en bouquet final, ces personnages des tomes précédents qui n'en finissent plus de tisser des liens les uns avec les autres, et qui relèvent brillamment le plat. Le dernier chapitre m'a fait frémir, au sens propre, j'ai ressenti une sacrée montée de ma température tant la tension dramatique était portée à l'extrême. Inoubliable scène (de bal, encore) !
Si vous ne devez lire qu'un passage de ce roman, jetez-vous sur l'épilogue : les deux héros, tout en tendresse facétieuse, se lancent dans le décompte des scandales qu'ils ont semés au long de leur aventure. Un régal !
Bref, que dire de plus? C'est une recette parfaite, encore une fois, qui vaut une deuxième note parfaite pour cette série parfaite. Maître-mot de mon avis? Sans aucune hésitation.
 / 5



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