Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

dimanche 26 janvier 2014

L'amour en dix leçons de Sarah MacLean

Tome 2 de la série "La famille St. John"
J'Ai Lu - Septembre 2016
Titre VO : Ten Ways to Be Adored When Landing a Lord
Résumé éditeur (Traduction everalice) : "Lord Nicholas, Parangon de la virilité. Et ses yeux, chers lecteurs ! Si bleus !" Pearls & Pelisses, juin 1823
Depuis qu'il a été désigné "Le Lord à conquérir" par un magazine féminin très populaire, Nicholas St.John n'a pas cessé d'être poursuivi par toutes les femmes du Beau Monde en mal d'époux. Aussi, lorsque l'occasion d'échapper aux mondanités londoniennes se présente, saute-t-il dessus avec enthousiasme - pour se retrouver pile sur le chemin de la jeune femme la plus déterminée et la plus diablement délicieuse qu'il ait jamais rencontrée. 
Fille d'un noble dévoyé, Lady Isabel Townsend a beaucoup trop de secrets et trop peu de moyens. Bien qu'elle ait l'habitude de se prendre en charge avec une grande efficacité, le décès récent de son père l'a laissée démunie et elle a besoin d'une aide extérieure pour protéger les droits de son jeune frère. Lord Nicholas, si éminemment séduisant, pourrait bien être, d'une manière inespérée, cet homme providentiel. 
Mais la jeune femme doit rester vigilante et elle ne doit faire preuve ni d'imprudence, ni de sottise... ce qui serait le cas si elle tombait follement et passionnément amoureuse.






Lu en VO.
Nicolas St.John, le sémillant et si charmant frère jumeau de Lord Gabriel St.John, Marquis de Ralston (héros incontournable du tome 1) n'en peut plus : harcelé, décortiqué par la gente féminine londonienne à cause d'un journal à cancan qui l'a élu "Homme de l'année", il décide de faire d'une pierre deux coups en se mettant en quête de la sœur fugitive d'un de ses amis, le duc de Leighton, ancien commanditaire de certaines de  ses missions passées dans le Moyen-Orient. 
Cette quête le conduit ainsi dans le nord du pays, à 200 miles de Londres, dans le minuscule village de Dunscroff. 
Et là, il tombe - dans les deux sens du terme - sur Lady Isabel Towsend, tel un chevalier blanc qui vole au secours de sa belle, entourée de tous les dangers. Mission qu'il se fera fort de poursuivre, jusqu'à sa conclusion, évidente, à la fin du roman,  au fil de leçons égrenées par le magazine en tête de chaque chapitre.
Car, forcément, il tombe sous le charme de la magnifique amazone qui croise son chemin... 
Amazone, chef de troupe, déterminée, carrée et un peu fière à bras, Isabel gère en secret une maison d'accueil pour jeunes femmes désespérées sur son domaine familial. Désespérée, elle l'est aussi, car le peu d'estime quelle se porte et le peu de moyens dont elle dispose ne la prédisposent ni à la confiance, ni à l'échange, et elle rechigne à déposer son fardeau sur les épaules de cet homme providentiel et compétent, aussi honorable soit-il. 

Quel talent ! Je ne pourrais pas énumérer toutes les petites, délicates, drôles, surprenantes, fraîches, touchantes, intelligentes, trouvailles de Sarah MacLean : répliques, scènes, relations ou pensées qui jalonnent ce roman. 
C'est vraiment du grand art : j'ai ri de situations complètement improbables, en me mettant à la place des personnages (l'ébahissement de Nicholas face au comportement imprévisible d'Isabel est vraiment tordant ou les discussions entre Isabella et Nick sur leur probable mariage lors d'un grand dîner), j'ai trépigné devant la résistance d'Isabel, j'ai fondu devant Nick, tout charme, honneur, arrogance,  intelligence, humour pince-sans-rire et courage. Un mâle hyper-protecteur, magnifiquement solide.
Sarah MacLean, entre autre talent, rend extraordinairement vivants les dialogues, et notamment les dialogues entre ses personnages masculins sont de vrais perles. 
Ses personnages secondaires se taillent aussi la part du lion dans la réussite du récit, et tous sont prodigieusement vivants, sans compter que c'est un vrai plaisir de les retrouver d'un roman à l'autre, aussi bien plantés et cohérents. On rencontre d'ailleurs dans ce tome un peu plus longuement le duc de Leighton, héros du tome 3. Je suis émerveillée de voir qu'avec une galerie de personnages masculins aussi différents les uns des autres, l'auteur réussit à les rendre tous aussi séduisants, dans les 3 tomes ! Magique !
Jusqu'à la fin, elle m'a fait rebondir, et le bal final, le beau bal d'été de Calpurnia, a enfin, dans le dernier chapitre, sonné le glas du calvaire de St. John. 
C'est vraiment un très beau roman, passionné et vivant, sur la confiance et la vérité, où le chasseur ("The bulan" est le surnom oriental de Nick) se fait fort de terrasser sa proie : 
"Let the hunt begin"
dit Nick à Isabel, donnant le la de l'histoire.
Oui, et c'est une poursuite qui tient en haleine et qui vaut largement le détour...
, 25 / 5


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