Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

vendredi 31 janvier 2014

L'homme de l'ombre d'Elizabeth Hoyt


Tome 4 de la série "Les fantômes de Maiden Lane"
J'Ai Lu - Janvier 2013
Résumé éditeur : Winter Makepeace, le directeur de l’hospice des enfants trouvés, est un homme au sérieux irréprochable, mais les dames patronnesses du comité de soutien lui reprochent son manque d’expérience des mondanités. Aussi, lady Isabel Beckinhall, jeune veuve pleine d’entrain, est-elle chargée de procéder à son éducation. Sous sa férule, Winter est censé apprendre l’art de la conversation et de la flatterie, afin de solliciter les riches mécènes. Il va apprendre tout autre chose. Et Isabel est loin de se douter que derrière sa façade guindée se cache un tout autre personnage....

Lu en VO

L'histoire
Ici, Winter Makepeace, le frère de Temperance et de Silence, tient le haut de l'affiche, aussi envoûtant que le laissaient présumer les rencontres des tomes précédents. Ascète des temps modernes (nous sommes dans la première moitié du 18ème siècle), il se consacre, corps et âme, à son idéal de justice et d'humanité, bridant tout élan de tendresse ou de sensualité, dans une pauvreté toute de rigueur et de sacrifice. 
Vu comme ça, ce personnage fait pensum, on se dit presque que c'est trop saint-sulpicien !
Ne pas s'y laisser prendre ! 
Cette apparente rugosité n'en fait que mieux ressortir les élans passionnés du personnage. Et alors, c'est juste...l'envolée !
A l'opposé, Lady Isabel Beckinsale a bénéficié de tous les bienfaits dispensés par de bonnes fées : haute naissance, fortune, beauté, esprit,... Toute en hardiesse, en femme bien plantée qui a déjà vécu, elle s'attaque à ce rocher imprenable qu'est Makepeace, un peu déroutée, irrésolue, bousculée. 

Mon sentiment
Magnifique ! Haletant !
Histoire d'amour exemplaire, passionnée, tendre, frénétique, entre deux êtres que tout devrait séparer, leur condition sociale, leurs engagements, leur passé, leur éducation, et qui, peu à peu, se rencontrent, s'apprivoisent, se libèrent de leurs carcans visibles ou invisibles. 
Cette auteur, en tout cas dans la série de Maiden Lane, ne m'a jamais déçue, tant ses scénarii, son style, ses personnages, sont exempts de toute idée préconçue ou trop facile. 
Pas d'étincelles ici, comme dans les glorieux dialogues de Loretta Chase, ou de Kleypas, par exemple, mais la lecture... coule de source, impérieuse, si l'on veut, enveloppée dans cette atmoshère putride et si justement rendue par Hoyt du Londres de cette époque, entre égoûts nauséabonds et palais aristocrates, peuplé de ces visages populaires, gracieux, ou grimaçants, de ces silhouettes d'enfants, d'adolescents, de jeunes femmes et d'hommes souffrants de l'orgueil, de la misère, du deuil ou du désamour de leur monde.
C'est une série exemplaire, et j'attends avec impatience la suite ! Si vous ne l'avez jamais lue, quelle chance ! Précipitez-vous sur ce volume, sans oublier de lire auparavant les trois premiers tomes, car ils se suivent de très près.
 / 5





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