Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

vendredi 24 janvier 2014

Sur ordre de la reine de Terri Brisbin

Tome 1 de la série "Les Dumont"
Harlequin - Août 2013
Résumé éditeur : Angleterre, 1194 Fils maudit de la reine Aliénor d’Aquitaine, le prince Jean voit d’un mauvais œil l’affection que porte la souveraine à sa jeune pupille, lady Emalie, dont il convoite secrètement le château et les biens. Après avoir tenté en vain de séduire la jeune fille, il intrigue pour qu’elle soit déshonorée par l’un de ses sbires, sir William, et contrainte de l’épouser. Mais Aliénor contrecarre ses plans en mariant sa protégée à Christian Dumont, un comte français. Cette union hâtive n’est toutefois pas consommée immédiatement car Dumont, quoique très attiré par sa jeune épouse, met un point d’honneur à ne pas la brusquer. Aussi est-il fou de rage quand, à la faveur d’une indiscrétion, il apprend qu’Emalie est enceinte de sir William…
L'histoire
Les deux frères Dumont, déchus de leur domaine aquitain en raison des mauvais choix politiques de leur père, sont proches de la mort : emprisonnés, à moitié morts de faim et de maladie, ils survivent tant bien que mal au fin fond d'une geôle. Aussi est-ce une chance inespérée pour l'aîné, Christian, comte de Langier, lorsque le roi Richard lui met un marché en main : il devra, sans tarder, et en dépit de son état de délabrement physique, rejoindre l'Angleterre et s'y tenir à la disposition de la reine Aliénor.
Le marché qu'il ne peut refuser sous peine de perdre tout et de condamner son jeune frère le surprend : le mariage avec la jeune Emalie, comtesse de Harbridge, lui semble un prix bien doux à payer. Une fois que l'affaire est conclue, force lui est de constater qu'il a  été manipulé. Emalie est enceinte, elle a donc connu un homme, dans le meilleur des cas, avant lui. S'il ne se consumait pas d'un amour que de toutes façons il ne ressentait guère pour cette épousée aux multiples talents, douce, féminine et pétrie d'aptitudes domestiques admirables, son sens de l'honneur en est sincèrement meurtri. Il la rejette et la condamne sans pouvoir extirper de sa bouche aucune vérité. Car Emalie se tait.
Christian ainsi ignore ce que le lecteur sait : à savoir qu'elle a été corrompue, après avoir été droguée, par l'ordre de Jean Sans Terre, le vindicatif et répugnant puissant épris de pouvoir et de luxure. En douceur, cependant, et malgré les menaces réitérées du Prince Jean et de son sous-fifre William de Séverin, le couple apprend peu à peu à se connaître, à s'apprécier et à se rechercher.

Mon sentiment
Attirée par l'époque et par le résumé, je m'attendais de la part de Terri Brisbin à davantage de maîtrise et de passion, ayant gardé en mémoire sa série des "Trois héritières à conquérir", plutôt réussie. J'avoue au final que mon ressenti général restera un désintérêt teinté d'ennui. Les personnages ne m'ont pas fait vibrer ni rêver, leur histoire n'a réussi à éveiller qu'une honnête curiosité, tandis que leur destin m'a laissée assez indifférente. En vérité, il ne se passe pas grand chose dans ce roman, ni dans l'intrigue, ni dans les relations entre les personnages. Pas de tension dramatique, pas non plus de passion ou de grandes sentiments, ce qui est singulièrement décevant au vu des promesses contenues dans le résumé. Quant à la restitution de l'époque, elle est quasi inexistante.
Toutefois ce petit roman a bien rempli son rôle : je cherchais une intrigue passerelle, de quoi me donner le temps de souffler entre des univers plus denses.
Oui, j'ai bien soufflé... Donc à ce titre, il était parfait !
  / 5

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