Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

dimanche 2 mars 2014

Not Proper Enough de Carolyn Jewel

Tome 2 de la série "Reforming the Scoundrel"
Berkley - Septembre 2012
Résumé éditeur (Traduction everalice) : Le marquis de Fenris a aimé Lady Eugenia dès l'instant où il a posé les yeux sur elle. Cinq ans auparavant, l'orgueil l'a conduit à provoquer son hostilité. A présent, elle est veuve et il est décidé à s'amender et à gagner son cœur. Mais, en raison de leur attirance presque explosive, saura-t-il résister à son désir assez longtemps pour la courtiser convenablement?
Après la mort de son époux bien-aimé, Lady Eugenia Bryant s'est rendue à Londres pour reconstruire sa vie. En dépit du médaillon qu'elle a reçu en cadeau et dont le pouvoir permettrait à son propriétaire de rencontrer le partenaire idéal, Eugénia est persuadée qu'elle n'aimera jamais de nouveau. Et pourtant, au milieu du tourbillon des fêtes au cours desquelles elle chaperonne une jeune amie pour sa première Saison, elle découvre une seconde chance de bonheur. Malheureusement, le marquis de Fenris menace sa paix nouvellement acquise.
Eugénia déteste cet homme, mais ce bel héritier fortuné d'un duché est bien plus charmant qu'il ne devrait l'être. L'entourant constamment,, cette canaille lui trouble le cœur, en la charmant et en la scandalisant. Et lorsque leurs relations prennent un tour hautement inconvenant, Eugenia se demande si ce mauvais choix n'est finalement pas le meilleur.
L'histoire
Après plusieurs années de veuvage, Lady Eugenia Bryant, à peine sortie de son deuil douloureux, a du faire face au marquis de Fenris dans le tome 1, le meilleur ami de son défunt mari. Il l'avait, lors de son mariage, profondément offensée en la traitant de bonne fille de campagne, une moins que rien, en quelque sorte et toute la bonne société en avait fait des gorges chaudes.
De ce fait, il l'insupporte viscéralement. Elle le hait, elle le craint, elle veut l'ignorer.
Cet aristocrate de haute volée, héritier d'un duché, imbu de lui-même et sûr de lui, dont les avis sont respectés, ce parangon d'élégance et d'arrogance, n'est qu'un être froid et dénué de cœur. Jamais elle ne pourra lui pardonner. Mais c'est sans compter sur la force magique du médaillon que lui a offert son amie Lily : ce médaillon qui promet à son porteur de rencontrer l'amour. Ni sur la persévérance et l'acharnement qu'il mettra à la conquérir.
Car dans ce tome 2 qui s'ouvre à Londres, sur un... magnifique rêve érotique dans lequel Lord Fenris, qui vient d'épouser Lady Eugenia, fait la promesse à son ami défunt de toujours la chérir et la protéger, pas de grand suspens. Non. On sait d'entrée que ce livre sera l'histoire d'une conquête : Lord Foxman Talbot, marquis de Fenris se met en campagne, et monte à l'assaut de la femme très aimée, prêt à tout, pour vaincre ses réticences et ses préjugés, et pour, comme souvent chez cette auteur apparemment, se faire pardonner ses erreurs passées.
C'est là qu'il lui faut trouver le juste milieu, la juste distance, entre ce qu'il veut laisser percevoir et ce qu'il souhaite réellement : il veut l'épouser. Et pour cela, il lui faudra manœuvrer entre les récifs qui entourent cette femme qui le rend fou, mais qui, jusqu'à pratiquement la dernière page, le taxe de pensées détournées et retourne ses actions et ses paroles contre lui. Le renvoie à l'amour qu'elle éprouvait pour son amour défunt. Pour vaincre ses réticences, il la déstabilise, il la scandalise, il la provoque. Il l'entoure et il la couvre de tendresse et de passion
-Don't be wicked.
-Why not?
She met his eyes, and for a heartbeat, she had no breath.
-Because it's not proper.
- What would be proper enough for you?
She send him a killing look. What wouldn't he give to die in her arms again?
- You may say you want a proper man (...) but, darling Ginny, you respond to me when I'm not proper enough. By God you do. Don't deny it.

C'est vrai que le marquis est un être réservé, qui aime dominer et gagner, naturellement dédaigneux, et le refus qu'elle lui oppose ne fait qu'exacerber sa volonté de vaincre. Mais il lui arrive souvent de ne pas contrôler ses paroles, dans le passé des mots d'insulte, à présent des mots d'amour qui le laissent démuni et vulnérable.
Sa belle, elle, s'acharne à ne pas vouloir entendre parler d'amour, elle le blesse et le fait profondément douter de lui-même. Toutefois, j'ai vraiment aimé la façon dont Eugenia évolue, car on la voit passer imperceptiblement de la haine à l'estime, puis à l'amitié, l'affection, l’intérêt, et enfin l'amour.
Et ce qui est toujours étonnant (c'est aussi apparemment le cas dans les autres romans de cette auteur), c'est que leurs relations évoluent en même temps que leur passion physique s'épanouit, dans une alchimie explosive, lors de rencontres extrêmement sensuelles. Car, si elle estime ne pas pouvoir l'aimer, elle entretient avec lui une relation volcanique. 

Mon sentiment
C'est vraiment un roman très bien écrit, avec des dialogues et des interactions vives et sensuelles entre les deux héros. Je me suis vraiment sentie malheureuse à certains moments pour Lord Fenris, et j'étais anxieuse de le voir triompher de cette Eugenia si impitoyable. En cela, c'est vrai que l'intrigue ressemble à celle de Aimer encore, bien que le passé des héros ne soit pas du tout le même, mais la construction du roman est ici plus linéaire. J'ai adoré la romance secondaire, très originale, même si j'aurais aimé qu'elle soit plus développée à la fin. Sans parler de Lord Aigen, un magnifique écossais en quête d'épouse -Caroline Kirk, la belle-soeur de Lily et Mountjoy? -, à la bouche fleuri et au charme ensorcelant.
, 5 / 5


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire