Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

jeudi 6 mars 2014

Promise par le roi de Terri Brisbin

Tome 1 de la série "Trois héritières à conquérir"
Harlequin - Avril 2012
Titre VO : The Conqueror's Lady
Résumé éditeur : Angleterre, 1066. Promise par le roi à un chevalier normand ! Même si cette pensée la révolte, lady Fayth de Taerford n’a pas le choix : pour rester maîtresse de ses terres et protéger son peuple, elle doit se plier à l’ordre royal. En apparence du moins car, si elle feint la soumission devant son nouvel époux au pénétrant regard azur, elle n’a pas renoncé à nourrir le rêve secret de se libérer de lui : ce troublant Normand peut bien s’emparer de ses terres et son château, jamais elle ne le laissera conquérir son cœur…
Nous sommes en 1066, juste après la bataille d'Hastings. Guillaume, duc de Normandie, se prépare à affirmer son autorité sur les territoires pris aux saxons et pour cela, il distribue terres et châteaux à ses chevaliers. 
L'originalité que Terri Brisbin introduit dans cette série (qui compte en fait 4 tomes, le deuxième n'est pas traduit, il est sorti en VO dans une recueil intitulé Pleasurably Undone), c'est que les héros qui vont bénéficier de ce dispositif de promotion sociale sont tous des bâtards de grands seigneurs, donc des guerriers à l'avenir incertain, dont l'enfance et la jeunesse ont été marquées par l'humiliation et la certitude d'un destin subordonné.
Giles Fitzhenry est le premier de cette confrérie à disposer ainsi d'une baronnie. Il n'est pas normand, mais breton, et s'il sait se montrer implacable et déterminé à affirmer son autorité, c'est aussi un être droit, juste, qui rêve de paix, de tendresse, et d'harmonie. 
Soucieux de poser des bases saines à son avenir de seigneur, il sait faire preuve d'indulgence envers ses gens et reconnaître ses erreurs, se méfier aussi de ses élans de violence, tout en essayant de s'imposer dans le dialogue et la fermeté. 
Dans l'escarcelle ducale, il a trouvé aussi une femme à épouser, Lady Fayth, et il devra effectivement faire preuve de toutes les qualités du monde pour la mettre sur le droit chemin : celui du partage, de la confiance, de la tendresse. Car la donzelle ne cesse d'aligner les erreurs.
Pour Giles, c'est la chance de sa vie, il ne peut faire la moindre erreur sous peine de tout perdre, et sa femme ne l'y aide pas beaucoup. C'est lui qui lui ouvrira la voie, en l'apprivoisant et en la cajolant, et j'ai vraiment beaucoup aimé ces scènes sensuelles où, peu à peu, il veut lui faire découvrir le plaisir. Leur relation se développe ainsi au fil des pages, dans une jolie évocation de la vie du château et du village, et nous apprenons aussi à connaître Brice, l'ami de Giles, qui sera le héros de l'histoire suivante.
Mon regret, cependant,c'est que le récit manque de développements psychologiques et d'expressions par les héros de leur tendresse ou de leur amour.
Néanmoins l'écriture est fluide et agréable à lire. Au final, j'ai vraiment aimé cette histoire, toute simple, mais attachante.
, 5 / 5

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