Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

lundi 24 février 2014

La comtesse amoureuse de Brenda Joyce

Tome 3 de la série "Les secrets de Greystone Manor"
Harlequin - Janvier 2014
Titre VO : Surrender
Résumé éditeur : Cornouailles, 1795. Désespérée, la comtesse Evelyn d’Orsay doit se rendre à l’évidence : la mort de son mari la plonge dans le dénuement le plus total. Et dans ces conditions, qu’adviendra-t-il d’Aimée, sa petite fille adorée ? Le comte d’Orsay a bien laissé une fortune en France, avant de fuir les affres de la Terreur, mais comment la récupérer dans ce pays en proie à la guerre ? Evelyn n’a plus qu’un recours : faire appel aux services du célèbre contrebandier John Greystone, qui les a aidés à quitter la France quatre ans plus tôt. Pour l’amour de sa fille, la comtesse devra remettre leur sort entre ses mains. Mais n’est-ce pas folie de confier son destin à un homme que l’on dit espion, traître à sa nation ? Pire, de s’exposer à l’irrépressible désir que lui inspire ce hors-la-loi…
L'histoire
La belle comtesse Evelyn d'Orsay, anglaise mariée très jeune à un aristocrate français, vit depuis quatre ans en Cornouailles. Surprotégée par son époux et entièrement dévolue à son foyer et à sa fille, elle se retrouve bien démunie lorsque le Comte d'Orsay meurt des suites d'une longue maladie. Son unique espoir, estime-t-elle alors, réside dans l'aide de Jack Greystone, le contrebandier qui les a aidés à fuir la France révolutionnaire.
Jack, un aventurier solide comme un roc, un farouche contrebandier amoureux fou de la mer et épris de dangers, se veut libre de toute attache. Cette femme, si belle soit-elle, ne l'enchaînera certainement pas. Ni son sens du devoir, ni ses instincts de protection ne lui font entendre raison. Il se méfie d'elle comme de la peste. Mais Evelyn, aidée par un oncle soucieux de son avenir, parvient à obtenir son aide. Or dans cette époque mouvante, assombrie de dangers et de mensonges, les jeux de l'espionnage et de la guerre contre les Français républicains vont empêcher les deux amants de vivre pleinement leur histoire, surtout que Jack reste froid et distant.

Mon sentiment
Me voici donc arrivée au bout de ma lecture et ma question est la suivante : pourquoi Brenda Joyce n'aime-t-elle pas ses héroïnes?
En voici encore une, et à la suite de celle du tome précédent, cela commence à faire beaucoup, que j'aurais bien secouée comme un prunier en lui demandant de bien vouloir se remuer un peu. Evelyn est un petit modèle de très jolie jeune femme, qui a vécu une enfance difficile, à la mode Cendrillon. On pourrait croire qu'elle en serait sortie aguerrie et prête à croquer la vie à pleines dents, puisqu'elle est désormais Comtesse d'Orsay, peu fortunée, certes, mais qui a bien profité de la vie ces dernières années.
Et bien pas du tout. Evelyn passe son temps à s'inquiéter, à larmoyer, à pleurnicher, à se morfondre et à compter ses sous. Elle ne cesse de crier à tout vent "moi, moi, moi", car l'alibi de la fille est bien transparent, jusqu'à se montrer parfois d'une bêtise et d'une naïveté à pleurer.
Jack est un contrebandier, ET un espion, habitués depuis de nombreuses années à côtoyer le danger. Cela lui met-il la puce à l'oreille? Que nenni ! A ses yeuxJack est ce qu'il paraît être, un vilain méchant.
Jack la bat froid et le repousse. Pourtant, il part en France pour ses beaux yeux, craque jusqu'à la mettre dans son lit, et ne cesse de vouloir la prémunir du danger. Non, non, non,  Jack n'est un fripon qui ne l'aime pas du tout, du tout, bououh, le pas gentil...
Jack se bat pour un idéal et n'hésite pas à se mettre en danger. Holala, que la guerre est dangereuse et vilaine ! Mieux vaut rester chez soi à soigner ses massifs...
Bref, vous l'aurez compris, j'ai eu du mal avec l'héroïne.
Ainsi qu'avec le fait que les scènes d'amour soient, encore une fois, à peine effleurées : on se croirait dans un Harlequin des années 80. Avec quelques longueurs par là-dessus, je peux dire que j'ai peiné sur un certain nombres de pages...
Et c'est grand dommage, car le héros a beaucoup de charisme, malgré sa froideur et sa résistance. Il a un vrai caractère et ne se laisse pas traiter comme une serpillière. Par contre, il ne rêve que de... protéger la si belle Evelyn, car elle éveille en lui tous les côtés très mâles de sa virilité, même s'il s'en défend. C'est d'ailleurs à peu près la seule qualité qu'il lui trouve... euh, sa fragilité ! Et sa beauté, évidemment !
Par contre, le background historique est très cohérent et sûrement bien documenté. Brenda Joyce a su recréer l'atmosphère délétère et dangereuse de l'époque, peuplée d'espions et tendue par les événements de la future guerre de Vendée. Dommage que le héros s'en lave finalement les mains, son investissement politique (à noter, on est du côté anglais, donc royaliste, mettez votre mouchoir sur vos idéaux républicains) est balayé par les violences auxquelles il assiste à la fin de l'aventure. Bon, on est dans un Harlequin, il fallait bien que le héros accepte de rentrer au bercail.
Pour résumer, si vous aimez, comme moi, cette période révolutionnaire, vraiment très rare dans les romances, prenez le temps de découvrir ce titre. Apprécier, ou non, l'héroïne, est purement subjectif, et ce dernier tome peut plaire, j'imagine.
, 25/ 5


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