Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

dimanche 16 février 2014

Le sabre et le diadème d'Anne O'Brien

Harlequin - Novembre 2006
Titre VO - Marriage under Siege
Résumé éditeur : Pays de Galles, an de grâce 1643.  « Pour assurer la pérennité de mes biens, j'entends que mon cousin et unique héritier, lord Francis Brampton, épouse ma veuve, lady Honoria Mansell. C'est là ma dernière volonté.» 
A la lecture du testament de feu lord Mansell, un silence consterné s'abat sur la petite assemblée. Très pâle, lady Honoria fixe ses mains tremblantes. Voilà que son défunt époux, non content d'avoir fait de sa vie un enfer, la jette en pâture à un inconnu... Quant à lord Francis Brampton, il maudit lui aussi cet ultime coup du sort. Comment, alors qu'il porte encore le deuil de sa femme et de leur petite fille, pourra-t-il supporter ce remariage impromptu ? Assurément, son union avec lady Honoria sera désastreuse — surtout en ces temps troublés. Car si lui-même compte au nombre des partisans d'Oliver Cromwell, l'ennemi juré du roi Charles Stuart, Honoria, elle, est issue d'une famille proche de la Couronne. Un différend qui pourrait bien, s'il n'y prend garde, le mener droit au cachot... 
Si, comme moi, vous aimez les romans qui se passent au temps des troubles politiques qui ont opposé royalistes et parlementaristes au 17ème siècle en Angleterre (et je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Judith James - toute proportion gardée, bien sûr), je ne peux que vous conseiller de lire ce roman.
Bien écrit, dans une langue ample, soignée et précise, il raconte l'histoire de ce beau couple tourmenté par les difficultés d'une guerre civile larvée. 
J'ai vibré à l'unisson des héros.
Lord Francis est de ces hommes séduisants, à l'élégante virilité, qui allie à un caractère tranché, décidé et coupant, une vraie noblesse de cœur, mais qui peut aussi bien faire preuve d'une rare délicatesse que de réelles erreurs de jugement. Honoria, ombrée de silence et de solitude, cède vite, en son for intérieur, aux charmes de celui qui deviendra, par la force des choses, son époux. Cette jeune femme, très meurtrie par sa vie passée, développera au fil de l'histoire une détermination admirable pour se faire enfin accepter par cet homme méfiant qui ne lui accorde pas si facilement sa confiance. Elle aussi commet des erreurs, elle non plus ne se livre guère. Pourtant tous deux, cahin-caha, en s'apprenant l'un l'autre, construisent une bien belle histoire d'amour traversée par les dangers, les trahisons et les espoirs de cette époque tourmentée.
Quelques longueurs, ou quelques invraisemblances, parfois, ont légèrement entamé ma patience, de même que certaines répétitions, notamment dans les retournements un rien exaspérants d'affection entre les deux époux, dans la dernière partie du roman. Mais j'ai été plus que conquise par les 3/4 du livre.
Une très agréable surprise !
, 85 / 5



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire