Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

samedi 22 février 2014

The Winter Mantel d'Elizabeth Chadwick

Time Warner - Janvier 2002
Résumé éditeur (Traduction everalice) : Normandie, 1067.  Guillaume a peut-être conquis l'Angleterre, mais c'est à une autre sorte de conquête que pense ce comte anglais. Venant tout juste de défaire le Roi Harold lors de la bataille d'Hastings, Guillaume de Normandie revient chez lui auréolé de gloire, accompagné de nobles anglais qu'il ne peut en confiance laisser sur ses arrières. Pour Waltheof de Huntington, cependant, la rébellion n'est pas la priorité. Dès l'instant où il a aperçu Judith, la fille de l'impressionnante sœur du Roi, il sait qu'il a trouvé sa future femme. Lorsque Waltheof sauve la vie de Judith, il est clair que l'attraction est mutuelle. Mais le mariage a peu de chose à voir avec l'amour dans cette Europe médiévale. Devant le refus que Guillaume oppose à leur désir de se marier, Waltheof se joint aux rebelles qui se soulèvent contre le Roi. Guillaume écrase violemment la rébellion, mais réalise qu'il ne peut ignorer Waltheof. Le marier à sa nièce, décide-t-il, lui donnera la possibilité de le garder à l’œil. Mais l'union entre le Saxon et la Normande tient-elle du paradis ou de l'enfer? Tandis que leurs enfants grandissent, Waltheof et Judith doivent choisir entre leurs sentiments et leurs anciennes loyautés. Dans le même temps, la réputation du camarade normand de Waltheof, Simon de Senlis, continue à prendre de l'ampleur. Fils du chambellan de Guillaume, il est l'obligé de Waltheof, qui l'a sauvé des sabots d'un cheval alors qu'il était écuyer. A présent, Simon est le confident et du Roi, et du comte rebelle. Et quand la tension flambe de plus belle entre les deux, c'est Simon qui en récolte les fruits. Basé sur une étonnante histoire vraie d'honneur, de traîtrise et d'amour, The Winter Mantel est ce qui se fait de mieux en fiction historique, passant du règne de Guillaume le Conquérant au théâtre hautement dramatique des croisades.
[Cette histoire est liée à The Falcon of Montabard qui le suit. Ça, c'est moi qui le rajoute ;-)]
L'histoire
The Winter Mantle, c'est cette cape en peau d'ours blanc, fil blanc frangé d'or et de sang qui hante la trame cette double histoire. The Winter Mantle, c'est cette parure hautement symbolique qui recouvre les épaules larges et frémissantes de vie du jeune Waltheof Siwardsson, petit-fils de guerrier viking, à moitié Danois par sa mère, à cheval entre deux mondes, en équilibre dans cette vie d'incertitude qu'il emplit de sa grâce d'animal épris de liberté, peu à même de prendre les décisions imposées par son époque.  Un manteau d'hiver, relayé aux épaules de Simon de Senlis, jeune et aride normand aguerri par une vie passée à la cour du roi Guillaume, à l'esprit fin, aiguisé, intransigeant et homme de son temps.
Première histoire : Waltheof, géant viking aux cheveux de flamme, au rire jovial, qui porte un amour infini à ses enfants, à sa terre, flamboyant guerrier à la joie de vivre insouciante et peu mûre, se verra brisé par les forces politiques de son temps. Faute d'avoir su choisir : 
The way of the warrior or the way of peace, he had a foot in each territory and knew that he was in danger of falling down.
 Et son destin le met à genoux. 
Moi, pauvre lectrice que j'étais, conquise par la fragilité charismatique du personnage, toute enrobée de force  et de chaleur humaine, je tournais les pages à reculons. Et je suis certaine de n'avoir jamais autant pleuré qu'à la lecture de certaines pages de ce roman. Rien que les évoquer me fait monter les larmes aux yeux. Mais je ne regrette certes pas cette forte aventure, cette franche débauche de moments colorés, justes, dramatiques, attendrissants, héroïques, épiques, et étonnants.
La seconde partie du roman nous entraîne dans une deuxième histoire, suite largement entremêlée à la première, puisqu'elle raconte l'amour de Simon de Senlis, un jeune écuyer qui a rencontré Walthéof alors qu'il avait 9 ans, et de la fille de Walthéof, Mathilde. Très vibrante histoire d'amour, et très touchante aussi. Toute pleine de vie, d'espoir, de doutes, de retrouvailles.

Mon sentiment
J'ai vraiment le sentiment d'avoir découvert une auteur unique. L'univers du haut-moyen-âge, que parcourt ce roman pendant 30 ans, est incroyablement  vivant, les pages fourmillant de mille petits détails du quotidien aussi bien que de personnages historiques bluffants. Rien de pénible, ni d'aride, rien de pompeux. Tout coule de source, dans une langue simple et précise. Qui vise juste. 
Ne serait-ce que pour le portrait qu'Elizabeth Chaldwick dresse de Guillaume le Conquérant et de sa conquête de l'Angleterre, il faut lire ce roman. Et pour fondre de tendresse, de tristesse et de bonheur, aussi. Car on passe par un véritable grand-huit d'émotions.
Je lirai vite la suite avec The Falcons of Montabard. Mais j'avoue que je fais une petite pause, car il était fort long (512 pages en format papier, pratiquement 400 sur ma liseuse).
Et je suis aussi heureuse de savoir qu'Elizabeth Chadwick a écrit des dizaines de romans. Autant de trésors à découvrir !
, 25 / 5


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