Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

mardi 18 février 2014

La fiancée de l'ombre de Catherine Coulter

Tome 3 de la série "Les fiancées"
Presses de la Cité - 1995
Titre VO : The Heiress Bride
Résumé éditeur : Avec la fougue de ses 19 printemps, Sinjun Sherbrooke tombe follement amoureuse d'un fascinant lord écossais, Colin Kinross, mais elle ne se doute pas de ce qui l'attend: venu à Londres en quête de la riche héritière qui lui permettra de sauver son domaine, Cokin reste d'abord pantois devant cette jeune fille audacieuse qui s'offre à lui sans détours ni états d'âme superflus quant à la vilenie d'un mariage d'argent. Que demander de plus?
Des garanties morales, pourrait répondre Douglas Sherbrooke, le frère aîné de Sinjun... Or une lettre anonyme dénonce Kinross comme l'assassin de sa première épouse!
Après un enlèvement rocambolesque et un mariage à la sauvette, Sinjun et Colin rejoignent l'Écosse, le clan Sherbrooke à leurs trousses. Et là, la jeune femme va découvrir que son mari a deux enfants qui lui déclarent, dès son arrivée, leur hostilité: un entourage pour le moins peu chaleureux, et un château en ruines! Pour compléter ce charmant tableau, Sinjun est victime de menaces de mort...
La jeune femme triomphera-t-elle de tous ces obstacles?
L'histoire
Le début, vraiment prometteur, est magnifiquement écrit - comme tout le roman en fait - avec une scène focalisée sur le héros, Colin Kinross, habité par son pays, son domaine, ses responsabilités, tourmenté par ses soucis financiers, résolu à épouser une riche héritière, anglaise, ce qui, pour un écossais, constitue un défi. Ces quelques pages, comme les 150 suivantes, nous le font percevoir comme un être froid, méfiant, violent dans ses paroles comme dans ses actes, brutal, méprisant... Peu de qualités, pense-t-on, si ce n'est... cet absolu, inouï, instantané,  coup de foudre qu'il provoque, à son grand étonnement - un beau physique ténébreux aide, apparemment - chez la très jeune Sinjun, 19 ans, extravagante, solaire et impulsive, toute en fraîcheur et en tendresse, baignée par l'amour inconditionnel de sa famille.
Ces qualités-là rattrapent largement ces défauts-ci, et l'on se prend à rêver, tout au long du roman, à ce qu'aurait été la vie de cette chère jeune femme, toute pétrie d'amour, si son comte de mari ne s'était finalement pas révélé sensible à ses charmes. On ne lui aurait sans doute pas pardonné sa rustrerie, ni la nuit de noces infligée à sa petite épouse ! 

Mon sentiment
Si l'on se doute que cette histoire permettra à Sinjun d'obtenir gain de cause (l'amour de son Colin), le plaisir de la lecture tient en grande partie à la qualité des relations des personnages entre eux - la tendresse perspicace qui lie Sinjun aux jeunes enfants du comte, l'amour des deux frères et de leur épouse, la présence chaleureuse de l'intendante, Mme Senton, de la domesticité, Philpot, le chien George II, le tout tenant dans un cadre enchanteur pour qui rêve de découvrir l'Ecosse. 
Ce roman séduit, mine de rien, et si certains passages semblent longs, il se lit facilement jusqu'à la fin sans lassitude.
/ 5



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