Une citation

UNE CITATION
A slow grin spread across Trent's face.
"I believe it's time for bed," he said conversationally.
"It's not even time for luncheon," she protested.
Her husband's smile hadn't a trace of that quiet darkness he usually carried with him.
"That was a ducal order," he clarified, eyes gleaming.
It was foolhardy to let him know how much she adored that commanding tone, so she just slipped from the table. He grabbed her arms.
My American Duchess - Eloisa James

mercredi 19 février 2014

Lady Libertine de Gail Ranstrom

Tome 1 de la série "Les soeurs O'Rourke"
Harlequin - Octobre 2008
Titre VO : Lord Libertine
Résumé éditeur : Londres, 1821. A l’hôpital, Isabella O’ Rourke assiste à la mort de sa sœur aînée qui, violée et battue, expire dans ses bras en lui faisant jurer de la venger. Avant de décéder, la malheureuse parvient à donner une brève description de son agresseur : c’est un aristocrate, grand, brun, séduisant, et dont les lèvres ont un goût étrangement amer. Dès lors, vêtue d’une robe de dentelle noire, Isabella s’invite aux bals londoniens et prend, chaque fois, l’initiative d’embrasser l’un de ses cavaliers dans l’espoir de démasquer le coupable…
L'histoire
La quête obsessionnelle d'Isabella O'Rourke est plutôt bien évoquée dans le résumé. Assister à la mort de sa sœur aînée, qui a souffert les pires tortures dans ses derniers instants, puis se sentir coupable de n'avoir pas pu la protéger et lui faire l'ultime promesse de la venger, sont des facteurs largement suffisants pour faire d'une gentille et jolie petite provinciale une jeune femme intrépide, un rien amère et meurtrie qui ne se fait guère d’illusion sur son propre avenir. Sa méthode d'investigation, validée par le grand ponte de la police londonienne, semble pourtant dérisoire : démasquer, par la vertu d'un baiser, l'assassin qui a conduit Cora à sa perte. On est loin ici du baiser du prince charmant, ou de celui qui transformerait une grenouille en princesse. Ce baiser est plutôt vu comme une arme de guerre, une ruse, dans ces milieux interlopes auxquels Isabelle ne tarde pas à se mêler.
Car sa recherche frénétique de la vérité la mène auprès de jeunes gens absolument dévastés par les guerres napoléoniennes, traumatisés -  une guerre reste une guerre, qu'elle soit du début du 19ème siècle ou du 21ème siècle - par des actions dangereuses, viles, inhumaines, et par cette folie du sang et de la fureur qui leur rend la vie civile si vide, si morne, si emplie de ce spleen désespérant qui meuble désormais leur vie. La bonne société perd sa jeunesse masculine, toute à son besoin d'évasion, à sa recherche de plaisirs toujours plus dépravés, aiguillés de perversions diverses, abreuvée d'alcool et de drogues.
Les héros ne hanteront qu'un temps les salles de bal, ils y feront d'ailleurs connaissance. C'est dans les tripots et les maisons de plaisir qu'ils se retrouveront, se provoqueront, habités par la même soif d'autre chose, cette vérité qui leur échappe.
Andrew Hunter est le jeune frère du comte Lockwood dont l'histoire est racontée dans Indiscretions (VO non traduit). Durement marqué par la guerre et par une lourde culpabilité, c'est un véritable débauché, au même titre que sa clique d'amis, qui traîne avec lui son ennui et son dégoût de la vie.
De fil en aiguille, la petite bande se retrouve mêlé à l'enquête policière qui sous-tend les activités d'Isabella. Cette enquête tient d'ailleurs une place très importante dans la romance, et même si je me suis doutée assez vite du nom d(es) vilain(s), le rendu de l'atmosphère et des motivations de tous ces personnages est si prenant que je n'ai pas pu lâcher le livre avant d'arriver à la fin. C'est un roman noir et qui aborde des thèmes fort inhabituels en régence harlequine. 

Mon sentiment
Si j'ai eu du mal à entrer dans cette logique durant environ 60 pages, car certaines situations me semblaient (et me semblent encore) très invraisemblables, le principal n'est clairement pas là.
Je vais donc continuer avec grand plaisir dans la découverte de cette auteur, en passant par la case VO, puisque certains romans liés n'ont pas été traduits : Indiscretions, A Daring Liaison (Charles Hunter, frère d'Andrew) et A Rake by Midnight (James Hunter, frère d'Andrew, et Eugénia, une sœur d'Isabella). Les frères d'Andrew sont d'ailleurs tous très présents dans Lady Libertine.
En VF, La Double Disgrâce évoque l'histoire de Sarah Hunter, la sœur du comte de Lockwood et d'Andrew, Nuits de velours concerne la plus jeune sœur d'Isabella et son histoire avec Devlin Farrel, un personnage énigmatique et séduisant largement entraperçu dans ce roman-ci.
Donc aventure à suivre !
, 25 / 5


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